Coupable de violence conjugale : l’enseignant de l’Uac écope de 18 mois de prison avec sursis

Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE,

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Violences conjugalesCoupable de violence conjugale

Détenu depuis plus d’un mois, l’enseignant officiant à l’Université d’Abomey-Calavi qui a battu sa femme, a été reconnu coupable de violence conjugale et condamné à la peine de 18 mois de prison avec sursis assortie d’une amende.

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Sur 60 mois de prison ferme requis, il s’en sort avec 18 mois de prison avec sursis ! Mis en délibéré pour ce jeudi 28 octobre, le dossier de violence conjugale dans lequel le mis en cause est un enseignant intervenant à l’Université d’Abomey-Calavi, a connu son dénouement hier. Au terme de l’audience, le Tribunal de première instance d’Abomey-Calavi a reconnu l’accusé coupable de violence conjugale et voies de fait. Il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et à une amende de 500 mille francs Cfa. Une peine bien plus clémente que les réquisitions du ministère public lors de la première comparution.
Pour rappel, l’universitaire a été interpellé suite à une vidéo, qui aurait été filmée par sa fille de 11 ans. Diffusée sur les réseaux sociaux, cette vidéo montre le mis en cause battant allègrement sa femme et ce, en présence d’enfants apeurés et en larmes. La scène a suscité l’émoi et provoqué la réaction de plusieurs personnes qui ont réclamé justice. Présenté le 9 septembre dernier au procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abomey-Calavi, l’universitaire avait été placé en détention provisoire. Il comparaitra ensuite à l’audience de flagrant délit le 14 septembre. Lors de cette audience, le ministère public avait requis une peine de 60 mois de prison ferme à l’encontre de l’accusé. Des réquisitions qui visiblement n’étaient pas du goût de la victime. Car, depuis l’incarcération de son mari, la femme battue a paradoxalement plaidé pour sa relaxe au motif que ce serait une simple altercation conjugale née d’une incompréhension. Elle est même passée sur plusieurs canaux de communication pour demander la clémence du tribunal. Des éléments qui ont, sans doute, été pris en compte dans la sentence prononcée.

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