Coups et blessures volontaires et coups mortels (Cours d’assises Parakou/ 12e dossier): Manga Moutangou sauvé par son état de démence

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Les infractions de coups et blessures volontaires et coups mortels étaient au centre de la douzième affaire examinée par la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou, vendredi 1er juin dernier. N’étant pas en possession de ses facultés mentales au moment des faits, Manga Moutangou a été purement et simplement acquitté. Ce qui lui permettra d’aller se faire soigner dans un centre psychiatrique, aux frais du Trésor public.

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A la barre, vendredi 1er juin dernier, de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou, pour répondre de l’infraction de coups et blessures volontaires et de celle de coups mortels, il y avait un accusé peu ordinaire en la personne de Manga Moutangou. Né en 1973, ce père de sept enfants présentait une humeur agitée. Faisant des gestes incontrôlés ponctués par des propos dénués de sens, il n’a pas été en mesure de décliner son identité. Ce qui a amené les membres de la cour présidée par Adamou Moussa, ainsi que l’avocat général, Léon Parfait Yèhouénou, à admettre son état débile.

Conformément à l’article 64 du Code pénal, la cour le déclare non coupable desdites infractions, parce qu’il n’était pas en possession de ses facultés mentales au moment de leur commission. Elle l’a également acquitté purement et simplement, puis ordonné son internement dans un centre psychiatrique, pour se faire soigner. Sa prise en charge sera assurée par l’Etat.
Pour l’avocat général, les éléments constitutifs de l’infraction de coups et blessures volontaires et de celle de coups mortels sont bel et bien constitués. Toutefois, fait-il constater, le rapport psychiatrique et psychologique établi indique que Manga Moutangou n’était pas en possession de ses facultés. Par rapport à l’imputabilité, estime Léon Pape Yèhouénou, il ne saurait donc être responsable des faits au moment de leur commission. « Sa mise en détention constituant une menace pour les autres détenus, sa place est plutôt dans un asile », a-t-il insisté.
A sa suite, Me Ibrahim Salami qui défendait les intérêts de Manga Moutangou, demande à la cour de lui accorder l’acquittement pur et simple?
Les faits
En effet, le dimanche 14 juillet 2013, Manga Moutangou qui n’avait pas retrouvé certains de ses habits qu’il a achetés, a accusé son jeune frère Justin Moutangou d’être la personne qui les a pris. S’engage entre eux une dispute au cours de laquelle il lui a porté deux coups de poignard au ventre. Observant la scène, Georges Kouyéma est venu secourir Justin Moutangou. C’est au cours de cette intervention que Manga Moutangou lui envoya un coup de poignard dans le thorax. Transporté d’urgence à l’hôpital Saint de Dieu de Tanguiéta, il rend l’âme dès suite de sa blessure?

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