Coups mortels (1er dossier): Déclarée non coupable, Satou Gabaky immédiatement libérée

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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La première affaire inscrite au rôle de la deuxième session, au titre de l’année 2017, de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou est relative à des faits de coups mortels. Dame Satou Gabaky était dans le box des accusés, jeudi 27 juillet dernier. Elle est déclarée non coupable et a bénéficié d’une mise en liberté immédiate.

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Dame Satou Gabaky était devant la cour, jeudi 27 juillet dernier. Il est reproché à cette ménagère à Ouassa Péhunco, âgée de 47 ans, d’avoir porté des coups qui ont donné la mort à Bio Boussou Maré Sinégui. Des faits punis par les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. Mais après l’examen de son dossier, elle n’a pas été retenue dans les liens de l’accusation et a bénéficié d’une mise en liberté immédiate.
A la barre, elle n’a pas varié. Elle a reconnu les faits tout clamant son innocence. Son intention, n’a-t-elle cessé de répéter, n’était pas de donner la mort à la victime.
Dans sa réquisition, le représentant du ministère public, Emmanuel Opita, a estimé que les éléments constitutifs de l’infraction de coups mortels sont réunis. Selon lui, il n’y a point de doute sur la responsabilité pénale de l’accusée. Il fait remarquer que l’enquête de moralité lui est favorable et que son casier judiciaire ne porte également pas mention d’aucune condamnation antérieure. Tenant compte de la constance dont l’accusée a fait preuve dans ses propos à la barre et du remord qu’elle exprime, le représentant du ministère public requiert qu’il plaise à la cour de la condamner à huit ans de travaux forcés.
A sa suite, Me Huguette Bokpè Gnancadja qui assurait la défense de l’accusée, plaidera plutôt la légitime défense. Elle expliquera, arguments à l’appui, que sa cliente n’a pas agi avec préméditation et qu’elle n’a fait que se défendre pour se libérer de son agresseur.
La cour, présidée par Hubert Arsène Dadjo, délibère et déclare Satou Gabaky non coupable et l’acquitte purement et simplement. Dame Satou Gabaky recouvre donc la liberté.

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Les faits

Dans la nuit du 19 mai 2006, dame Satou Gabaky se rend au domicile de l’une de ses amis. C’est pour l’assister dans la préparation du savon. Quelques instants après, Bio Boussou Maré Sinégui apparait dans la maison. Une altercation survient entre les deux. Koda Matchou, l’époux de l’amie de Satou Gabaky, renvoie Bio Boussou Maré Sinégui. Ce dernier va tendre une embuscade à Satou Gabaky sur son chemin de retour aux environs de minuit. Pour étouffer ses cris de détresse, il lui administra une volée de gifles. La dame saisit un gourdin et lui asséna un coup au front. Il s’effondre et succombe sur-le-champ. Inculpée, Satou Gabaky a reconnu les faits à toutes les étapes de l’enquête préliminaire.