Criet: Les charges qui pèsent contre le « Général Faléti »

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Prudence Ayodélé Biaou alias « Général Faléti » arrêté, jeudi 23 janvier dernier et incarcéré à la prison civile d’Akpro-Missérété est poursuivi devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) sur le fondement de l’article 162 du Code pénal qui réprime les actes de terrorisme.

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Le général autoproclamé, Prudence Ayodélé Biaou à l’état civil risque gros devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Selon des sources proches du dossier, il est poursuivi sur le fondement de l’article 162 du Code pénal. Lequel réprime les actes de terrorisme que constituent notamment l’atteinte à la sûreté intérieure et/ou extérieure de l’Etat ; l’atteinte volontaire à la vie des personnes, à leur intégrité, ou à leur liberté, ainsi que l’enlèvement ou la séquestration des personnes, les infractions en matière informatique, les infractions à la sécurité de la navigation aérienne, maritime ou au transport terrestre ; la mise au point, la fabrication, la distension, le transport, la mise en circulation ou l’utilisation illégale d’armes, d’explosifs, de munitions, de substances explosives ou d’engins, fabriqués à l’aide de telles substances. Il y a aussi la fabrication, la possession, l’acquisition, le transport la fourniture ou l’utilisation d’armes nucléaires, chimiques ou biologiques, ainsi que la recherche et le développement illégaux d’armes de destruction massive qui sont constitutifs également d’actes de terrorisme au sens de cet article. L’article 161 du même code précise que ces infractions de par leur nature ou leur contexte, peuvent porter gravement atteinte à l’Etat et intimider gravement la population ou contraindre indûment les pouvoirs publics à accomplir ce qu’ils ne sont pas tenus de faire ou à s’abstenir de faire ce qu’ils sont tenus de faire, pervertir les valeurs fondamentales de la société et déstabiliser les structures et/ou institutions constitutionnelles, politiques, économiques ou sociales de la nation, porter atteinte aux intérêts d’autres pays ou à une organisation internationale. Ainsi, en vertu des dispositions de l’article 162 du code pénal, le dossier « Général Faléti » relève bel et bien de la compétence de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) et d’un tribunal de première instance.

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La Criet compétente

D’ailleurs, informent les mêmes sources, c’est le président de la commission d’instruction de la Criet qui a émis le mandat d’arrêt contre le mis en cause. Lequel mandat a été exécuté par le parquet spécial près la Criet qui a permis aux éléments de la Police républicaine de mettre la main sur lui dans sa cachette dans un centre d’hébergement à Parakou, le jeudi 23 janvier dernier. Aussitôt arrêté, Prudence Ayodélé Biaou a été déposé à la prison civile d’Akpro-Missérété. Conformément au code de procédure pénale, il a été écouté par la commission d’instruction de la Criet qui a décerné le mandat d’arrêt. L’audition du général autoproclamé a abouti à sa mise sous mandat de dépôt.
Il faut rappeler que le mis en cause était activement recherché pour avoir été le meneur d’un groupe de jeunes délinquants qui a semé la terreur courant ce mois de janvier dans certaines localités du Bénin, surtout à Savè en perpétrant des actes de violence, de vandalisme et de pillage. Même un véhicule du cortège du président de la Cour suprême en mouvement vers Parakou n’a pas été épargné. Le véhicule a été saccagé et des documents importants emportés. Le comble est que ces divorcés sociaux vont jusqu’à défier les forces de défense et de sécurité qu’ils affrontent en faisant usage d’armes à feu. Pis, le ‘’Général Faleti’’ et ses acolytes se sont montrés très actifs sur les réseaux sociaux en diffusant des enregistrements audio et vidéo qui incitent à la révolte, à la haine, à la désobéissance civique et à la violence. De même, ils ont proféré des menaces ouvertes à l’encontre des autorités et diverses personnalités du Bénin. Prudence Ayodélé Biaou séjourne donc désormais à la maison d’arrêt d’Akpro-Missérété en attendant son procès qui le fixera sur son sort.

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