Cueillette et commercialisation des mangues : A l’école des bonnes pratiques pour de rendements meilleurs

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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A l’initiative de la Fédération nationale des producteurs de manges (FeNaProM Bénin), une formation sur l’activité de pistage a démarré, jeudi 23 juin dernier à Parakou. Les participants ont eu l’occasion de s’approprier les bonnes pratiques en matière de cueillette, de traçabilité et de commercialisation de la mangue.

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori

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Faire les mangues, mais sans avoir les prérequis pour une bonne production, met à mal la filière. La preuve, sur un potentiel qui va au-delà de 15 000 tonnes de mangues de diverses variétés, c’est seulement 2 000 tonnes environ qui sont commercialisées. Sinon que la grande partie de la production pourrit dans les vergers. Cette question préoccupe la FeNaProM Bénin créée en 2021 avec 24 coopératives communales réparties dans les départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora, de la Donga et des Collines. D’où l’importance de la formation au profit de 125 jeunes et femmes, puis 125 producteurs sur l’activité de pistage qu’elle a initiée grâce à l’appui technique et financier du PASDeR3 à travers Consortium Swisscontact-Lares et dont le lancement a eu lieu à Parakou, ce jeudi 23 juin.
L’occasion permettra de leur faire acquérir les bonnes pratiques sur les techniques de cueillette, d’identification des fruits sains et des meilleures variétés, de traçabilité, des connaissances en matière de normes et d’exigences au niveau des marchés internationaux utiles à la filière mangue. Ils vont constituer un corps de métier qui, non seulement, est appelé à être indispensable pour corriger les insuffisances en matière de commercialisation, mais aussi d’accompagner le rêve du gouvernement, avec les nouvelles plantations qui sont en train d’être installées un peu partout, d’exporter la mangue du Bénin.
Procédant à son lancement, le représentant du président du Comité d’orientation stratégique du PASDeR 3, Thomas Mensah Hounkpè, a indiqué que la formation vise à améliorer l’employabilité des personnes identifiées pour la suivre. Elle va également améliorer leurs connaissances sur les techniques de récolte des mangues, tout en les professionnalisant sur le pistage.
L’objectif de la fédération, a rappelé le secrétaire général de la FeNaProM Bénin, Boni Moussa B. Madougou, c’est de pouvoir améliorer les conditions de travail des acteurs de la filière, à travers des produits de qualité à des prix compétitifs. Ce qui, insiste-t-il, va leur permettre de jouir du fruit de leurs efforts. « Malheureusement, les producteurs sont confrontés à d’énormes difficultés comme la non maîtrise de l’itinéraire technique de la production de mangues, les problèmes de protection contre les mouches des fruits et surtout les autres parasites, ceux liés à la collecte, au transport et à la commercialisation des mangues », a-t-il poursuivi.
Placée sous la houlette de deux experts venus du Burkina Faso, cette formation constitue, selon lui, une bouée de sauvetage pour les producteurs. Le représentant du chef de file du Consortium Swisscontact-Lares, chargé de programmes du PASDeR 3, Jacques Essou, a abondé dans le même sens. « Si la mayonnaise prend, ce sont les pertes post-récoltes qui seront drastiquement réduites, car tout ce qui est produit n’est pas vendu », a-t-il averti.
Quant au représentant de l’Atda pôle 5, Issa Kétounnou, il voit, à travers cette activité de la FeNaProM Bénin, un engagement fort de ses acteurs à accompagner le développement de la filière. « Avec cette formation, les rendements de la filière mangue et particulièrement de la chaîne de valeur ajoutée mangue fraîche seront améliorés, y compris les revenus des producteurs », a-t-il assuré. A sa suite, Jean Orounla a, au nom des producteurs, remercié la fédération pour tout ce qu’elle fait pour la promotion de leur filière.
Organisée de façon itinérante, la formation dure jusqu’au mardi 28 juin prochain. Elle sera meublée par des activités pratiques dans des vergers.

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