Cyber sécurité : facebook en guerre contre les groupes malveillants

Par Christian HOUNONGBE,

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Canaux de diffusion de fausses informations et de promotion du harcèlement, certains groupes n’auront plus droit de cité sur Facebook. Pour la sécurité des internautes, Meta, la société mère de Facebook, a lancé une guerre sans merci contre ces groupes accros du « brigading » et du « mass reporting », deux phénomènes basés sur des comportements malveillants sur internet.

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Critiqué pour sa lenteur à réagir face aux groupes utilisant sa plateforme pour faire de la désinformation, Facebook a lancé une guerre contre ces derniers. Le géant du numérique a annoncé avoir procédé, la semaine dernière, au démantèlement de plusieurs réseaux malveillants au Vietnam, en Palestine, en Pologne, en Biélorussie et en Chine. Selon Meta, en violation des règles de la plateforme, ces groupes de pression font le « brigading » et le «mass reporting ». Définissant le « brigading » comme un réseau de personnes qui travaillent ensemble pour commenter en masse pour harceler les autres ou les réduire au silence et le « mass reporting », comme étant le fait pour des personnes de collaborer pour signaler en masse un compte ou un contenu afin qu’il soit retiré, Meta s’engage à combattre ces deux phénomènes. Elle indique avoir supprimé un réseau en Italie et en France pour « brigading ». « Nous avons supprimé un réseau de comptes qui provenait d’Italie et de France et qui ciblait des professionnels de la santé, des journalistes et des élus par du harcèlement de masse », explique Nathaniel Gleicher, responsable de la politique de sécurité de Meta, dans un rapport.
Quant à Mike Dvilyanski, directeur des enquêtes sur les menaces émergentes du groupe américain, il fustige le comportement des auteurs de ces agissements qui « insultaient des médecins, des journalistes et des élus », les traitant parfois de « supporteurs des nazis » à cause de leurs engagements pro-vaccin. Des groupes ont été supprimés au Vietnam, en Palestine, en Pologne, en Biélorussie et en Chine, pour avoir violé la politique de Meta sur les comportements inauthentiques coordonnés ou pour avoir tenté d’utiliser le signalement de masse, via des comptes dupliqués, mais légitimes, pour faire retirer des reportages précis critiquant le gouvernement. « Le groupe s’est coordonné pour dénoncer des activistes et d’autres personnes qui ont publiquement critiqué le gouvernement vietnamien, dans le but de faire retirer ces utilisateurs de Facebook », indique Nathaniel Gleicher. Le géant du numérique entend renforcer sa défense sans compter sur le changement de comportement des pirates mais sur leur adaptation. « Nous construisons nos défenses en nous attendant à ce que ces groupes ne s’arrêtent pas, mais s’adaptent et essaient de nouvelles tactiques », selon le responsable des politiques de sécurité chez Meta qui compte sur le programme Facebook Protect dans ce combat contre les fake news. « Dans le cadre de nos améliorations continues en matière de sécurité, nous étendons le déploiement de Facebook Protect, un programme conçu pour les groupes de personnes les plus ciblés par des pirates informatiques malveillants, comme les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes et les responsables gouvernementaux », a-t-il rassuré.

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