Danse Incursion : dans le mystère de la pièce Koko

Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE,

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Romain Folly sur scène, rendant sa pièce Koko dans une atmosphère morose

Un tam-tam qui cache un mystère ! Koko ne résonne pas de façon anodine. Pour s’en approcher, il faut être initié. Et il ne faut pas s’attarder là-dessus, au risque de devenir infertile. C’est ce tam-tam singulier qui a inspiré la création Koko du percussionniste Romain Folly ; l’une des pièces jouées, samedi 30 juillet dernier, lors d’un spectacle de danse et de restitution à l’espace culturel Le Centre.

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Dans le clair-obscur, le corps et la gestuelle rythmique de Romain Folly épouse la scabreuse réalité derrière le tam-tam Koko. Puisant ses origines au Ghana et au Togo, Koko est un tam-tam sacré, réservé aux initiés. Le rythme entraîne mais dégage de si fortes énergies que son utilisation sur la durée n’est pas sans conséquence. En effet, le Koko est un rythme sacré entouré de mystères. « Quand vous jouez du Koko sur une certaine période, vous ne pouvez plus avoir d’enfant. Je connais des personnes qui vivent cette réalité », fait savoir Romain Folly. Ayant baptisé sa première pièce solo Koko, Romain Folly veut être la voix des sans-voix. C’est une pièce qui force à la méditation. « Cette création résonne au nom de tous ces enfants qui ne pourront pas naître à cause du Koko », a-t-il indiqué au terme de sa prestation, samedi dernier, à l’espace Le Centre, lors d’un spectacle de danse et de restitution qui a arboré trois pièces dans une ambiance généralement mélancolique.
Outre la pièce Koko, l’on a également senti de la morosité dans l’air avec le projet Omije exécuté par un trio. Dans cette pièce faite de variétés musicales, l’atypique combinaison de chants, cris perçants et gestuelles évoquent la détresse. Le trio est composé du Nigérian Oyebisi Tosin, guitariste ; du Béninois Romain Folly, vocaliste et percussionniste et de la Française Violaine Lochu, performeuse et vocaliste. Un mélange de cultures mais aussi de registres, d’instruments, de styles et de langues qui aura retenu l’attention du public… La troisième pièce présentée est intitulée « Hwendo Tché ». Elle est l’œuvre de Doegamou Atrokpo qui a exhibé son talent sur divers rythmes graduels, avec à la clé, du zinli artistiquement exécuté… Un spectacle qui sonne comme en écho à l’importance de la valorisation de la culture?

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