Débat budgétaire 2021 au Parlement: 77,7 milliards F Cfa pour l’Agriculture, la Pêche et l’Elevage

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) aura à utiliser 77 700 484 000 F Cfa pour la gestion 2021. Ce projet de budget est en hausse de 10 % par rapport à celui de 2020, établi à la somme de 70 906 669 000 F Cfa. Il est équilibré en capital à 58 % et en dépenses ordinaires à 42 %, démontrant ainsi la volonté de l’Etat d’investir dans ce département ministériel.

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Le projet de budget a été défendu dans l’après-midi de ce mercredi devant les députés membres de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, par le ministre sectoriel, Gaston Dossouhoui. Selon lui, les crédits ouverts au titre de l’exercice 2021 ont été élaborés à partir des programmes-cadres du secteur. Ainsi, les priorités de son département ministériel en 2021 concernent entre autres la consolidation des acquis de l’opérationnalisation des Plans de développement agricole, la promotion d’un nouveau type d’élevage garantissant plus de sécurité et de rentabilité aux éleveurs à travers la mise en œuvre du projet de sédentarisation des élevages, la poursuite de l’assainissement et de la valorisation des plans d’eau et la facilitation de l’accès aux semences animales et à l’alimentation.
Le ministre Gaston Dossouhoui ajoute à ces priorités plusieurs autres telles que l’irrigation et l’aménagement hydroagricole ainsi que leur valorisation ; la mise en œuvre du Programme national de développement de la mécanisation agricole (Pndma), l’amélioration de la gouvernance de la gestion des filières, la réalisation d’infrastructures marchandes et développement de services logistiques et la transformation, le stockage et la conservation des produits agricoles. Pour le ministre, il s’agira le poursuivre et d’achever les différentes réformes enclenchées dans le secteur.

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Lesquelles visent avant tout, selon l’autorité ministérielle, à contribuer à améliorer la productivité et la production agricoles au Bénin, faciliter l’accès aux facteurs de production et renforcer la résilience des exploitations et entreprises agricoles. « Malgré la contrainte financière que nous avons cette année à cause du coronavirus et les effets de la fermeture des frontières avec le Nigeria, le Bénin a pu se tirer d’affaire pour avoir une agriculture résiliente ; une agriculture qui a permis à notre pays de ne pas importer des produits pour nourrir sa population », se réjouit le ministre.Il annonce que son ministère ne manquera pas de fouetter en 2021 les produits qui sont en exportation comme l’ananas, le cajou, le karité, le soja qui complètent le coton.

Les députés se sont préoccupés de la situation des vallées au Bénin notamment la Vallée de la Pendjari, la Vallée de l’Ouémé, la Vallée du Mono et autres. Le ministre dit les avoir rassurés sur ce point. « Le cas de l’Ouémé reste particulier dans la mesure où c’est le fleuve le plus long qui l’alimente avec une demande très forte des populations qui ne vivent que de ses produits », souligne Gaston Dossouhoui.

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Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau