Débats budgétaires au Parlement: 21,9 milliards F Cfa au profit de la diplomatie béninoise

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Le projet de budget du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération pour l’exercice 2021 s’élève à la somme de 21 973 544 000 F Cfa. Le ministre Aurélien Agbénonci était, vendredi 20 novembre dernier, devant les députés membres de la Commission budgétaire du Parlement pour défendre le dossier.

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Le budget du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération passe de 27, 951 milliards F Cfa en 2020 à 21 973 544 000 F Cfa en 2021. Cette baisse budgétaire de plus de six milliards F Cfa par rapport à 2020 est due à la réforme de la carte diplomatique du Bénin qui est passée de 39 postes diplomatiques en 2016 à 13 ambassades à l’étranger et le réajustement d’un certain nombre d’actions, a expliqué le ministre Aurélien Agbénonci. « Pour les actions prévues au titre de l’année 2021, il s’agit de poursuivre cette réforme qui est drastique. C’est la réforme la plus drastique depuis notre indépendance. L’option aujourd’hui est notre efficience que nous combinons avec l’efficacité ; c’est-à-dire plus de résultats avec moins de moyens, en modernisant les moyens de travail, en utilisant énormément la technologie, en formant davantage notre personnel pour que certains postes deviennent à vocation régionale», a annoncé le ministre.

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Ce qui est prévu, selon lui, c’est de doter le ministère des outils qui lui permettent de conduire cette réforme pour que les résultats ne soient pas en baisse. Il s’agit de faire en sorte qu’un certain nombre d’engagements pris par le Bénin soient respectés. « Désormais, nous aurons des ambassadeurs non-résidents. Il était important que leur cadre de travail soit mis en place et que les moyens qui vont leur permettre d’exercer leurs activités à partir de Cotonou vis-à-vis des pays d’accréditation soient fournis », poursuit-il. Le ministre rassure que le gouvernement est au courant de la situation des compatriotes de la diaspora. « Ce que nous faisons et parfois sans bruit, c’est d’intervenir lorsque nous le pouvons soit directement, soit par l’entremise des pays amis pour apporter, lorsque cela est possible, une assistance particulière. D’une manière générale, ce que nous essayons de faire, c’est d’envoyer ce message à nos compatriotes que les principes de gestes barrières qui permettent de se protéger et de protéger les plus vulnérables de nos communautés à l’extérieur contre le Covid-19 doivent être respectés », insiste Aurélien Agbénonci.

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Réforme drastique

Les députés se sont préoccupés, à en croire l’autorité ministérielle, surtout de la suppression de certaines ambassades, le sort de ceux qui reviennent des missions diplomatiques, le nouveau dispositif mis en place pour permettre au Bénin de continuer par mobiliser les ressources et la fermeture des frontières terrestres avec le Nigeria. Le ministre dit avoir éclairé la lanterne des députés sur toutes ces préoccupations. « Le plus important est de rester attentif aux opportunités. La chose la plus importante, c’est de répondre à ce qui est attendu du partenaire. La chose la plus importante, c’est de faire en sorte que tout ce qui permet d’aller chercher les niches d’opportunités pour notre pays soit capté et utilisé de manière efficiente », indique le ministre. Sur la question de la fermeture des frontières du Nigeria, le ministre Aurélien Agbénonci dit avoir informé la représentation nationale de la réunion, bientôt à Cotonou, d’un comité tripartite pour se pencher sur le problème. « Nous espèrerons que cette fois-ci, notre voisin respectera ce qui a été prévu et sur la base des recommandations de ce comité tripartite qui se réunira pour la première fois dans notre pays. La partie nigériane prendra la décision de sagesse qui est la plus conforme aux règles de l’intégration régionale, aux règles communautaires de la Cedeao…», conclut le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

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