Décès de Francis Ducreux: Une perte énorme pour le cyclisme africain

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Conseils de Francis Ducreux

Ancien coureur professionnel français et par la suite très impliqué dans le cyclisme africain, Francis Ducreux a tiré sa révérence à l’âge de 76 ans, samedi 1er mai dernier à Ouagadougou au Burkina Faso. Il laisse orphelins de nombreux tours cyclistes africains dont celui du Bénin.

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Avec le décès, samedi 1er mai dernier à Ouagadougou au Burkina Faso, du Français Francis Ducreux, le cyclisme africain vient ainsi de perdre un infatigable promoteur et un précieux soutien pour la plupart de ses tours. L’annonce de sa disparition a été faite par la Fédération burkinabè de cyclisme dont il était également le régisseur du Tour.

Coureur professionnel entre 1968 et 1973, Francis Ducreux a pris part au Tour cycliste de France. C’est à partir des années 1970 qu’il a commencé à organiser des courses dont le Tour de Corse. Sur le continent africain, c’est à partir de 1980 qu’il commencera par se signaler à travers l’organisation des Tours du Burkina Faso, Togo, Mali, Madagascar, Bénin, Mauritanie, Guinée et Niger. Tout comme le Tour du Faso prévu en octobre prochain et dont il travaillait encore à l’organisation, celui du Bénin programmé du 17 au 22 mai et qui sera à sa 16e édition souffrira de son absence à cause de son expertise appréciable.

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Sur le continent africain, l’homme a engrangé près de 40 ans de travail au service de la « Petite Reine ». Il a aidé la plupart des tours cyclistes à avoir plus de visibilité, et à être mieux organisés et plus professionnels, à travers la recherche des sponsors.
Déjà, les témoignages pleuvent. « C’était un ami, mon ami», confie Frédéric Gassmann, ancien chef du service des sports de Rfi. « Je le connaissais depuis 1998. À l’époque, il m’avait invité à suivre le Tour du Burkina Faso. Fidèle auditeur de notre antenne, il voulait entendre parler du cyclisme africain sur nos ondes. Il avait la capacité de convaincre et dernièrement, il avait eu l’idée de relancer le Tour de Djibouti. Il s’occupait de tout, il était infatigable, c’était un pionnier», poursuit-il. « C’était quelqu’un de très jovial. Un vrai passionné du cyclisme africain. Il a pas mal bourlingué sur le continent. Il était très dynamique. Le Burkina Faso, c’était son pays. Il n’avait pas la nationalité, mais il est toujours resté à Ouagadougou. Il voulait organiser des épreuves régionales pour que les cyclistes africains puissent prendre part aux courses », ajoutera à sa suite le responsable du continent africain pour l’Union cycliste internationale, Laurent Bezault.

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