Dépôt de dossiers de candidatures pour les législatives :Semaine décisive pour les partis et alliances politiques

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Du vendredi 20 au mardi 24 février prochain, les partis et alliances de partis politiques désireux de prendre part aux élections législatives du 26 avril prochain, doivent déposer leurs dossiers de candidatures à la Commission électorale nationale autonome (CENA). A moins de 96 heures de ce délai fatidique, c’est le branle- bas au sein des formations politiques actuellement concentrées sur la question de confection des listes de candidatures.

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Les acteurs des partis ou alliances politiques ont perdu le sommeil. C’est pratiquement la dernière semaine pour eux de finaliser leurs dossiers de candidatures en vue de prendre part aux élections législatives du dimanche 26 avril prochain. Ces listes de candidatures doivent commencer à être déposées à partir du vendredi 20 février prochain pour prendre fin le mardi 24 février suivant. Les partis ou alliances de partis politiques ont donc cinq jours pour déclarer leurs listes de candidatures à la Commission électorale nationale autonome (CENA). Ce délai butoir fixé au mardi 24 février prochain a été déduite de la date de la campagne électorale pour les législatives qui commence le 15 avril prochain.

Puisque le Code électoral prévoit en son article 377 que les questions de candidatures doivent être bouclées au plus tard 45 jours avant la campagne électorale. La CENA a déjà sorti à cet effet depuis quelques jours un communiqué de presse à l’attention des acteurs politiques. « Les candidatures doivent faire l’objet, au plus tard quarante-cinq (45) jours avant l’ouverture de la campagne électorale, d’une déclaration en double exemplaire des candidats titulaires et suppléants, revêtue de signatures dûment certifiées par l’autorité administrative et portant l’engagement que tous les candidats remplissent les conditions d’éligilibilité prévues par la loi…», encadre le Code électoral. Ces conditions d’éligibilité, faut-il le rappeler, sont détaillées à l’article 359 de la même loi.

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Préfets, secrétaires généraux et autres exclus

Aux termes des dispositions, citées supra, pour être candidat aux élections législatives, il faut être âgé d’au moins 25 ans dans l’année du scrutin. Les Béninois de naissance doivent être domiciliés au pays depuis au moins un an. Quant aux étrangers naturalisés, la loi prescrit qu’ils doivent être domiciliés au Bénin et y vivre sans interruption depuis au moins 10 ans. Il est fait obligation aux secrétaires généraux des mairies, préfets, secrétaires généraux des préfectures de démissionner de leurs fonctions douze mois au moins avant la date du scrutin, s’ils désirent être candidat dans une circonscription électorale dont le territoire comprend ou est compris dans une circonscription administrative où ils exercent leurs fonctions de commandement.
Ainsi dit, aucun secrétaire général de mairie, préfet ou secrétaire général de préfecture ne peut être candidat aux élections législatives d’avril 2015. Car, à ce jour, aucun d’entre eux n’a démissionné de ses fonctions. Ils devraient le faire depuis le 25 avril 2014.

Certains maires par méconnaissance des textes se déploient déjà sur le terrain alors qu’il n’est pas exclu que leurs dossiers de candidature soient rejetées.
La déclaration de candidature est enregistrée par la Commission électorale nationale autonome. Et ceci contre récépissé provisoire de la déclaration qui est immédiatement délivré. Un récépissé définitif sera délivré dans tous les cas par le président de la Commission électorale nationale autonome après versement du cautionnement et examen de la recevabilité des candidatures.

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Le cautionnement est fixé à 100 000 FCFA par candidature titulaire et doit être versé au Trésor public dans les deux jours qui suivent la déclaration de candidature (article 382 du Code électoral). Il est remboursable aux partis politiques ou groupes de partis politiques dont les listes auront recueilli 10% au moins des suffrages exprimés sur l’ensemble du territoire national.

Course contre la montre

C’est donc le branle-bas et une course contre la montre au sein des partis et alliances de partis politiques. Les acteurs sont actuellement préoccupés par la confection des listes de candidatures. Les alliances politiques se nouent et se dénouent dans cette perspective. Tout comme l’Alliance politique composée de l’Union pour la relève (UPR) de Issa Salifou, de l’Union pour la démocratie et la solidarité (UDS) de Sacca Lafia et Force Espoir de Antoine Dayori déjà constituée officiellement, plusieurs autres alliances politiques de l’Opposition comme de la Mouvance se préparent à se révéler au monde. Plusieurs d’entre elles ont choisi de faire leur sortie officielle d’ici à dimanche prochain.

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Et annoncer leur intention d’affronter les législatives prochaines en rangs serrés. On annonce une alliance qui réunira le parti UPD Gamesu du président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, une alliance de la Renaissance du Bénin de Léhady Soglo également en gestation avec d’autres forces politiques, l’IPD de Théophile Nata serait aussi très avancée dans la constitution d’une alliance politique et l’AND de Valention Houdé n’est pas du reste. Comme on le voit, l’actualité politique sera riche le week-end prochain au Bénin avec la création d’alliances politiques tous azimuts. Les acteurs politiques n’ont aujourd’hui leur tête qu’aux listes de candidatures. Tout ceci sera terminé à la clôture du dépôt des listes de candidature prévue pour le mardi 24 février prochain. Les partis ou groupes de partis politiques ont intérêt à bien ficeler leurs dossiers sinon la moindre erreur leur sera fatale. Ils pourraient voir leurs listes de candidatures rejetées par la CENA.