Descente hier dans les locaux de la CNMAN et de l’ABSU-CEP: «La pression sera forte», dixit le ministre Etienne Kossi

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Le ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi a visité dans la soirée d’hier deux structures sous sa tutelle à savoir la Commission nationale de migration de l’analogique vers le numérique (CNMAN) et l’Agence béninoise du service universel, des communications électroniques et de la poste (ABSU-CEP). A chacune des étapes, il a réaffirmé sa volonté de voir les travailleurs et les responsables respectifs imprimer plus de célérité et de rigueur aux obligations qui sont les leurs.

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La visite hier du ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi dans les locaux du Secrétariat permanent de la Commission nationale de migration de l’analogique vers le numérique (CNMAN) et l’Agence béninoise du service universel, des communications électroniques et de la poste (ABSU-SEP) n’avait rien à voir avec les traditionnels descentes souvent organisées, pour, dit-on, venir écouter et recueillir les doléances de ceux qui y travaillent. En bon technicien et faisant preuve d’une maîtrise des secteurs placés sous son autorité à la faveur du dernier remaniement ministériel, Etienne Kossi y est allé pour faire savoir à ceux qui y travaillent que leurs problèmes sont connus, que le délai pour y trouver des solutions est très court et qu’à cet effet, chacun devrait retrousser ses manches et donner le meilleur de lui-même tout en ayant à cœur l’intérêt général et les résultats.

Au niveau du Secrétariat permanent de la CNMAN, première étape de cette visite, le ministre en charge de la Communication a d’abord écouté le mot introductif du maître des lieux, Christian de Souza. C’est d’abord la mission assignée à sa structure et les raisons qui ont obligé le gouvernement à lui donner naissance qu’il a rappelées, expliquant cet avènement par l’essoufflement de l’analogique et son incapacité à satisfaire la demande exponentielle de fréquences qui s’impose désormais et qui est devenue une obligation pour tous les pays. C’est ainsi, détaille-t-il, que le 22 octobre 2013, le Bénin s’est doté de l’instrument qui pourrait lui permettre d’y arriver. Depuis lors, il y a eu du chemin parcouru, soutient Christian de Souza qui fera ainsi savoir au ministre la structure pyramidale de la commission ainsi que les organes qui y sont logés. Il insistera par ailleurs sur la formation qui constitue l’un des piliers de la CNMAN, puisque, fait-il savoir, «la bataille du contenu sera le plus grand défi du numérique». Et même si elle ploie sous le poids de nombreuses difficultés, cette Commission s’applique à répondre de ses obligations et dispose par ailleurs de son schéma directeur de conquête du numérique, rassure son premier responsable qui annonce pour bientôt, un déploiement communicationnel.

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Satisfaction, exhortations et mise en garde…

Visiblement séduit par l’exposé du secrétaire permanent de la CNMAN, le ministre Etienne Kossi n’y est pas allé du dos de la cuillère pour le féliciter lui et ses collaborateurs. «On n’a pas l’impression que vous êtes aussi avancés», dira-t-il par ailleurs. Mais cette satisfaction apparente était néanmoins teintée d’une note de déception relativement au premier rendez-vous raté pour l’effectivité du passage au numérique. Pour le ministre Etienne Kossi, ce n’est que partie remise et le Bénin se doit de tout mettre en œuvre pour être du second rendez-vous. Il faut y travailler, lance-t-il à l’endroit de Christian de Souza et de ses collaborateurs, le passage au numérique étant devenu selon lui, «une affaire d’Etat». Raison pour laquelle sans doute, le chef de l’Etat en personne, déclare-t-il, y tient et suit de près ce qui se fait à cet effet. « Sachez que le premier coche qui a été raté n’a pas plu au chef de l’Etat. Ce à quoi vous avez à faire est très sérieux…», leur a dit le ministre qui n’a pas non plus ignoré les difficultés actuelles et lointaines de ce projet.
Selon les explications du ministre, il y a eu des manquements depuis la conception du projet et cela se fait ressentir actuellement, mais ne devrait pas constituer une excuse, surtout au regard des délais très courts dont dispose le Bénin. Pour ce qui est des difficultés financières, épine majeure dans les bottes de la CNMAN, le ministre Etienne Kossi a proposé des solutions à court et à long termes. Lui qui semble si bien au parfum des choses, sans doute en raison de ses expériences passées et de son capital antérieur (toute chose qu’il a rappelée lui-même) a par ailleurs mis le doigt sur certaines réalités récurrentes de l’administration publique à laquelle la CNMAN n’échappe pas, si non dont elle est victime. Bien d’autres exhortations ont été faites par le ministre qui s’est voulu on ne peut plus clair sur le fait que «des cartons jaunes et rouges» pleuvront sur ceux qui se mettraient au travers des dispositions et des normes d’efficacité et de bon rendement.

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« La pression sera forte… »

Déjà dans les locaux de la CNMAN, le ministre Etienne Kossi a indiqué plus d’une fois que «la pression sera forte» puisqu’elle émane du sommet et jaillira sur les autres niveaux d’exécution et de prise de décision.
Au cours du bref échange qu’il a eu avec le directeur de l’Agence béninoise du service universel, des communications électroniques et de la poste (ABSU-CEP), Emile Kougbadi dans son bureau, il y est largement revenu. Mais avant, il a suivi le mot introductif de son hôte et collaborateur. Lequel s’est évertué à lui faire le point des grandes actions entreprises par sa jeune direction qui exécute actuellement son premier budget propre.
Selon Emile Kougbadi, plusieurs projets de développement à titre pilote relatifs au e-santé, e-éducation…, des bibliothèques numériques, l’entreprenariat des jeunes notamment dans le domaines des TIC et bien d’autres actions ont été initiées et seront renforcées. L’expérience de certains pays qui s’y sont déjà essayés et qui ont même réussi devrait inspirer et guider l’ABSU-CEP, souligne-t-il par ailleurs.