Développement agricole et croissance économique: Les activités du Fnda lancées

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Les activités du Fonds national de développement agricole (Fnda) ont été lancées, ce mardi 26 juin 2018 à Cotonou, en présence des acteurs du secteur. Occasion d’échanger sur la vision, la mission et les mécanismes de fonctionnement de ce fonds qui a été revu pour être en synergie avec les nouvelles orientations du secteur.

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« Le jour est enfin venu ! » Ainsi s’exclame Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, ce mardi 26 juin à Cotonou, au lancement des activités du Fonds national de développement agricole (Fnda). Le ministre s’en réjouit et salue les membres du Conseil d’administration et du directeur général du Fonds, à l’en croire, ont travaillé dans le silence et la discrétion avec beaucoup d’efficacité. « Le fruit de votre travail peut être présenté au public », leur lance-t-il. Aussi, 

a-t-il remercié les organisations professionnelles agricoles et la société civile pour leur implication dans le résultat obtenu.
Les activités du Fnda sont lancées après que le gouvernement s’est assuré de son fonctionnement en embauchant son personnel, en faisant élaborer son plan de développement en lien avec les objectifs du Programme d’action du gouvernement « Bénin révélé » et du Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa). Pour le ministre Dossouhoui, l’opérationnalisation du Fnda à travers trois guichets devra permettre d’assurer la réalisation des investissements structurants, l’accès aux services non financiers et l’accès aux services financiers.
Gaston Dossouhoui explique que la finalité est de disposer d’un mécanisme opérationnel de financement adapté au secteur agricole. Il s’agira, explique-t-il, « par des subventions ciblées et des instruments financiers adaptés, d’orienter le financement privé vers des activités qui permettent une meilleure exploitation du potentiel agricole national, afin de contribuer à l’amélioration des revenus agricoles et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ».
Le ministre avertit que le Fnda n’est pas une banque, mais elle facilitera l’accès au crédit que les banques primaires vont apporter au secteur agricole en réduisant les risques et en bonifiant les crédits. « Elle va donner la garantie à ces banquiers assez frileux qui craignent d’investir dans l’agriculture », éclaire-t-il.
Bonaventure Kouakannou, président du Conseil d’administration ajoute qu’il s’agit par ailleurs de soutenir les acteurs des chaînes de valeurs agricoles et de leurs organisations professionnelles d’accéder auprès des banques et des institutions de microfinance à des crédits à des conditions adaptées aux besoins et aux contraintes spécifiques du secteur agricole.
Pour M. Kouakannou, le Fnda va soutenir l’investissement qui permette aux exploitants et entrepreneurs agricoles de démarrer et de consolider, d’étendre et de professionnaliser les activités de production, de transformation, de commercialisation des produits agricoles animaux et halieutiques.
Toutes choses qui, indique Gaston Dossouhoui, vont permettre d’atteindre la vision du gouvernement résumée comme suit : « A l’horizon 2022, le Fnda devienne un fonds majeur de facilitation de l’investissement privé où converge l’essentiel des ressources destinées au financement des exploitants et entrepreneurs agricoles, pour une agriculture résiliente aux changements climatiques, créatrice de richesses et d’emplois, assurant la sécurité alimentaire et nutritionnelle à la population béninoise ».

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294 milliards sur cinq ans

Le lancement des activités du Fnda a été, selon de Bonaventure Kouakannou, un cadre d’échanges entre les acteurs du secteur agricole, nationaux et étrangers, sur sa vision, sa mission et ses attributions dans la mise en œuvre du volet agricole de Bénin Révélé. Présenté dans son nouveau contexte, l’assistance est informée sur les outils et mécanismes d’intervention du Fonds national de développement agricole, etc.
Olivier Vigan, le directeur général du Fonds, a annoncé en réponse à une préoccupation d’une participante que les
besoins de financement du Fnda sont évalués à 294 milliards sur cinq ans, répartis sur trois guichets. Sur ce besoin, le gouvernement a dégagé dans un premier temps dix milliards de francs Cfa, indique le ministre Dossouhoui, promettant que ce montant sera beaucoup plus élevé pour une seconde dotation qui sera bientôt dégagée.
M. Kouakannou a précisé que le Fonds est un instrument de promotion de l’investissement privé dans le secteur agricole en liaison avec les Agences territoriales de développement agricole (Atda). Il ajoute qu’il s’agit de financer et d’équiper des infrastructures d’intérêt général, permettant de créer un effet de levier pour le développement des filières agricoles et la sécurité alimentaire.