Développement de l’Afrique de l’Ouest: Un mouvement prône le fédéralisme

Par Fulbert Adjimehossou,

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International et associatif, le mouvement des fédéralistes sahélo-guinéens s’installe dans 14 pays de la sous-région. En annonçant, ce jeudi 4 août 2022, l’Assemblée générale de la section béninoise, le fondateur Edgard
Gnansounou a dévoilé le but poursuivi par les membres.

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Une confédération pour mieux gouverner l’Afrique de l’Ouest. Edgard
Gnansounou y croit. C’est une vision à laquelle ce Professeur honoraire de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (Epfl) tient au point de fonder le Mouvement des fédéralistes sahélo-guinéens (Mfsg) dont l’Assemblée générale constitutive de la section du Bénin sera clôturée samedi prochain à Abomey-Calavi. « Il faut changer le fonctionnement des choses en allant vers une confédération ouest-africaine pour regrouper le Nigeria et la Fédération sahélo-guinéenne », dit-il, avec une certaine conviction. A l’en croire, la Fédération sahélo-guinéenne qui sera composée de 14 pays doit s’établir sur la base d’une Constitution démocratique, adoptée selon la double légitimité des peuples et des États fédérés.
L’enjeu, pour les fédéralistes, est de mutualiser les espaces de gouvernance sur un mode fédéral en vue d’assurer la paix, la démocratie et la prospérité dans la sous-région. « Chaque État va garder la souveraineté sur ses propres ressources naturelles. Il sera question de mutualiser un certain nombre de fonctions comme la défense. Il faut mettre en place une sécurité collective, mutualiser dans une certaine mesure la justice, et développer des grappes industrielles », précise-t-il.

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Concrétiser la vision

En vue de concrétiser cette vision, les membres du Mfsg décident de se mettre en chemin et faire le premier pas indispensable. C’est-à-dire mobiliser la grande masse à cette cause. «La création de la fédération sera l’affaire des États. Cependant, cette vision doit être promue pour être acceptée des États. C’est pour cela que nous créons ce mouvement international, purement associatif et sans aucun agenda politique personnel. Le seul but c’est de promouvoir la vision d’une Afrique de l’Ouest capable de se prendre en charge, de régler ses propres problèmes », insiste Dr Edgard Gnansounou.
Le Mouvement des fédéralistes sahélo-guinéens sera présent dans 14 pays ouest-africains, à travers des sections nationales. Tout est fin prêt pour la clôture samedi prochain, de l’Assemblée générale constitutive de la section du Bénin. « L’Assemblée générale a commencé en ligne depuis le 1er juin. Le samedi, ce sera hybride, à la fois présentielle et en ligne. Les organes seront mis en place et il y aura des résolutions », renseigne Edgard Gnansounou, convaincu que l’Afrique de l’Ouest peut compter sur ses propres forces pour relever les défis actuels. « Nous devons mutualiser une partie de nos souverainetés. Il n’y a pas de raison que là où les pays riches se mettent ensemble, les pays moins riches ou qui sont riches potentiellement refusent de le faire. C’est vrai que l’Union européenne n’est pas une fédération, mais c’est comme si, fait-il remarquer. Réaliste, le fondateur du Mfsg est sûr d’une chose : la mission ne sera pas facile, mais elle n’est pas non plus impossible. Il veut en donner la preuve, dès ce samedi?