Développement économique et social à la base: Les groupes d’épargne : plus que des services financiers

Par Bruno SEWADE,

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« Les groupes d’épargne : plus que des services financiers », c’est le thème d’un atelier organisé par le Fonds des Nations unies pour le développement et ses partenaires, ce jeudi 16 février, à Cotonou. Cet atelier dont les travaux ont été lancés par le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, a pour objectif de contribuer à la réflexion stratégique sur le rôle de la méthodologie des groupes d’épargne dans le développement économique et social à la base du Bénin.

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En dépit de l’accroissement spectaculaire du champ d’intervention de la microfinance au plan mondial, quelques 2,7 milliards d’habitants de la planète n’ont toujours pas recours à des services financiers. Environ 56% des adultes n’utilisent pas de services bancaires de par le monde et plus de 2 milliards d’adultes n’ont toujours pas accès aux services financiers. Ces remarques de la directrice régionale de l’organisation non gouvernementale Freedom From Hunger, Sybil Chidiac, porte-parole des autres partenaires, justifient bien la tenue de l’atelier sur « Les groupes d’épargne : plus que des services financiers ».
En effet, les groupes d’épargne, selon lui, constituent un instrument puissant de développement des pays. Et, en Afrique de l’Ouest, rappelle-t-elle, 500 000 groupes d’épargne avec 12 millions de membres opèrent dans les différents pays.
L’atelier d’hier a rassemblé les acteurs impliqués dans la promotion des groupes d’épargne ainsi que ceux susceptibles de contribuer à leur développement. Ces acteurs ont échangé et discuté sur des expériences et des idées concernant l’utilisation des groupes d’épargne comme plateforme de développement économique et social à la base du Bénin, notamment dans les domaines des services financiers, des services de la santé et de vulgarisation agricole.
Pour le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, l’intérêt que revêt cet atelier pour le Gouvernement, va de soi. Puisqu’il est de notoriété que l’inclusion financière est un levier important de développement économique et de lutte contre la précarité des populations à faibles revenus. C’est la raison pour laquelle elle témoigne de sa gratitude à l’endroit de toutes les organisations partenaires qui ont permis la tenue de l’atelier et surtout pour l’opportunité offerte aux acteurs du développement de partager leurs expériences en matière d’utilisation de la méthodologie des groupes d’épargne et de crédit.
Adidjatou Mathys rappelle qu’au Bénin, seulement 20% de la population utilisent les services financiers. Or, c’est l’accès à de tels services qui sous-tend la possibilité pour ces personnes à bas revenu, de faire des progrès durables selon les paramètres qu’ils se seront eux-mêmes fixés. Et dans le même temps, le taux de pénétration des téléphones mobiles est en nette progression : 92% en 2014 contre 50% en 2011. Elle explique que malgré ce progrès, une frange importante de la population continue d’avoir recours à des systèmes de financement informel comme les groupes d’épargne et de crédit.
L’atelier a permis aux différents acteurs de faire des recommandations pour la généralisation au Bénin des meilleures pratiques dans l’utilisation de la méthodologie des groupes d’épargne couplée à l’utilisation de la technologie afin d’enregistrer des impacts positifs à grande échelle sur les populations cibles?

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