Dr Mikaël Assogba, médecin interniste option cancérologie médicale : « Le cancer du sein n’est pas contagieux »

Par Maryse ASSOGBADJO,

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Dr Mikaël Assogba, médecin interniste option cancérologie médicale

Comment développe-t-on le cancer de sein ?
Le cancer du sein n’est pas une maladie contagieuse. On le développe à partir de certaines situations qu’on appelle les facteurs de risques. Il n’y a pas une cause précise pour cette maladie. Lorsque les facteurs de risques sont présents chez une personne, cela augmente le risque que cette personne développe le cancer du sein. La consommation de l’alcool et du tabac est un facteur de risque de la maladie. L’obésité est aussi un risque non négligeable. Notre mode de vie et d’alimentation ont tellement changé aujourd’hui  qu’on consomme beaucoup de graisse. Lorsque l’alimentation est riche en graisse et pauvre en fruits et légumes, elle peut favoriser le cancer du sein. A cela s’ajoutent les facteurs de risques héréditaires (génétique). La précocité des premières menstrues (avant 11 ans), la survenue tardive de la ménopause (au-delà de 50 ans), le fait de ne jamais porter une grossesse ou encore d’avoir tardivement sa première grossesse  (après 35 ans) peuvent accroître le risque du cancer de sein. Les femmes qui choisissent l’allaitement artificiel sont exposées à ce mal. Tous les traitements à base d’hormone lors de la ménopause peuvent également le favoriser.
Comment identifie-t-on les différentes étapes de l’évolution de la maladie ?
Il faut distinguer deux grandes étapes. Une étape qui n’est pas perceptible par la  malade et la seconde étape qu’elle perçoit. A cause des différents facteurs de risque, une cellule deviendra ‘’folle’’. Elle va commencer par se multiplier anarchiquement et va échapper au contrôle régalien que l’organisme devrait avoir sur la multiplication des cellules. Cette cellule va devenir comme une rebelle dans une nation et se développer de façon désordonnée. D’une cellule, on passera à deux, à dix, à cent, à mille…. Au fur et à mesure de la multiplication de ces cellules, il y a une boule qui va commencer par se former dans le sein. C’est à cette phase que la maladie est perceptible par la patiente. Pour la détecter à cette étape, il faut avoir palpé le sein pour remarquer l’anomalie. On distingue deux différentes phases à cette étape. La boule va se développer et atteindre n’importe quelle taille. Si rien n’est fait, les cellules cancéreuses qui sont au niveau du sein vont commencer par circuler à travers les vaisseaux sanguins et se localiser dans d’autres organes (poumon, foie, cerveau). C’est ce qu’on appelle les métastases du cancer.
Quelles chances offre la prévention ?
En matière de cancer en général, la prévention reste le maître-mot. Il y a deux types de prévention. La prévention primaire : tout ce qu’il faut faire pour empêcher que la maladie se développe. La prévention secondaire est l’ensemble des choses à faire dans le cadre du diagnostic précoce. En matière de prévention, il faut éviter la consommation de l’alcool parce qu’elle contribue à 8 %  aux types des cancers. Il en est de même du tabac qui contribue à près de  20 % des cancers. Il faut avoir une alimentation très pauvre en graisse et préférer une alimentation riche en légumes et en fibres. Si en dépit de ces recommandations, le cancer se développe malgré tout, il faut le dépister à temps. L’autopalpation des seins et la mammographie sont très recommandées.
Comment le traite-t-on ?
Il y a plusieurs types de traitement du cancer de sein. On parlera de la chirurgie. Elle vise à enlever la boule lorsque la maladie est détectée tôt, soit pour enlever tout le sein lorsque la maladie est déjà à un stade plus ou moins avancé. Il y a aussi la chimiothérapie qui consiste à introduire des produits dans l’organisme de la patiente à une certaine fréquence pour neutraliser les cellules cancéreuses. La radiothérapie (non encore disponible au Bénin) consiste à envoyer des rayons sur le nodule présent dans le sein pour aller trier les cellules cancéreuses qui se trouvent à ce niveau. Il y a également l’hormonothérapie. Ce traitement permet de bloquer un certain nombre d’hormones ayant favorisé le développement du cancer. Il n’est pas réservé à tous les types de cancers du sein. Il y a des spécificités que l’oncologue ira rechercher afin de bloquer l’évolution de la maladie. Contrairement à la chimiothérapie, ces différents traitements s’attaquent exclusivement aux cellules cancéreuses.
La reconstruction mammaire fait partie des traitements disponibles désormais au Bénin. Lorsqu’à cause du cancer, on a été amené à enlever tout le sein, il est possible aujourd’hui de reconstruire le sein. Par contre, à la phase de la métastase, il n’est plus possible de l’opérer.
On parle souvent de traitement adjuvant au nombre des traitements du cancer du sein. De quoi s’agit-il ?
Il s’agit d’une chimiothérapie qu’on fait après la chirurgie. C’est ce qu’on appelle la chimiothérapie adjuvante. Dans d’autres cas, on parle de chimiothérapie néo-adjuvante. Ce traitement vise à augmenter les chances de guérison de la patiente.
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Comment développe-t-on le cancer de sein ?
Le cancer du sein n’est pas une maladie contagieuse. On le développe à partir de certaines situations qu’on appelle les facteurs de risques. Il n’y a pas une cause précise pour cette maladie. Lorsque les facteurs de risques sont présents chez une personne, cela augmente le risque que cette personne développe le cancer du sein. La consommation de l’alcool et du tabac est un facteur de risque de la maladie. L’obésité est aussi un risque non négligeable. Notre mode de vie et d’alimentation ont tellement changé aujourd’hui  qu’on consomme beaucoup de graisse. Lorsque l’alimentation est riche en graisse et pauvre en fruits et légumes, elle peut favoriser le cancer du sein. A cela s’ajoutent les facteurs de risques héréditaires (génétique). La précocité des premières menstrues (avant 11 ans), la survenue tardive de la ménopause (au-delà de 50 ans), le fait de ne jamais porter une grossesse ou encore d’avoir tardivement sa première grossesse  (après 35 ans) peuvent accroître le risque du cancer de sein. Les femmes qui choisissent l’allaitement artificiel sont exposées à ce mal. Tous les traitements à base d’hormone lors de la ménopause peuvent également le favoriser.
Comment identifie-t-on les différentes étapes de l’évolution de la maladie ?
Il faut distinguer deux grandes étapes. Une étape qui n’est pas perceptible par la  malade et la seconde étape qu’elle perçoit. A cause des différents facteurs de risque, une cellule deviendra ‘’folle’’. Elle va commencer par se multiplier anarchiquement et va échapper au contrôle régalien que l’organisme devrait avoir sur la multiplication des cellules. Cette cellule va devenir comme une rebelle dans une nation et se développer de façon désordonnée. D’une cellule, on passera à deux, à dix, à cent, à mille…. Au fur et à mesure de la multiplication de ces cellules, il y a une boule qui va commencer par se former dans le sein. C’est à cette phase que la maladie est perceptible par la patiente. Pour la détecter à cette étape, il faut avoir palpé le sein pour remarquer l’anomalie. On distingue deux différentes phases à cette étape. La boule va se développer et atteindre n’importe quelle taille. Si rien n’est fait, les cellules cancéreuses qui sont au niveau du sein vont commencer par circuler à travers les vaisseaux sanguins et se localiser dans d’autres organes (poumon, foie, cerveau). C’est ce qu’on appelle les métastases du cancer.
Quelles chances offre la prévention ?
En matière de cancer en général, la prévention reste le maître-mot. Il y a deux types de prévention. La prévention primaire : tout ce qu’il faut faire pour empêcher que la maladie se développe. La prévention secondaire est l’ensemble des choses à faire dans le cadre du diagnostic précoce. En matière de prévention, il faut éviter la consommation de l’alcool parce qu’elle contribue à 8 %  aux types des cancers. Il en est de même du tabac qui contribue à près de  20 % des cancers. Il faut avoir une alimentation très pauvre en graisse et préférer une alimentation riche en légumes et en fibres. Si en dépit de ces recommandations, le cancer se développe malgré tout, il faut le dépister à temps. L’autopalpation des seins et la mammographie sont très recommandées.
Comment le traite-t-on ?
Il y a plusieurs types de traitement du cancer de sein. On parlera de la chirurgie. Elle vise à enlever la boule lorsque la maladie est détectée tôt, soit pour enlever tout le sein lorsque la maladie est déjà à un stade plus ou moins avancé. Il y a aussi la chimiothérapie qui consiste à introduire des produits dans l’organisme de la patiente à une certaine fréquence pour neutraliser les cellules cancéreuses. La radiothérapie (non encore disponible au Bénin) consiste à envoyer des rayons sur le nodule présent dans le sein pour aller trier les cellules cancéreuses qui se trouvent à ce niveau. Il y a également l’hormonothérapie. Ce traitement permet de bloquer un certain nombre d’hormones ayant favorisé le développement du cancer. Il n’est pas réservé à tous les types de cancers du sein. Il y a des spécificités que l’oncologue ira rechercher afin de bloquer l’évolution de la maladie. Contrairement à la chimiothérapie, ces différents traitements s’attaquent exclusivement aux cellules cancéreuses.
La reconstruction mammaire fait partie des traitements disponibles désormais au Bénin. Lorsqu’à cause du cancer, on a été amené à enlever tout le sein, il est possible aujourd’hui de reconstruire le sein. Par contre, à la phase de la métastase, il n’est plus possible de l’opérer.
On parle souvent de traitement adjuvant au nombre des traitements du cancer du sein. De quoi s’agit-il ?
Il s’agit d’une chimiothérapie qu’on fait après la chirurgie. C’est ce qu’on appelle la chimiothérapie adjuvante. Dans d’autres cas, on parle de chimiothérapie néo-adjuvante. Ce traitement vise à augmenter les chances de guérison de la patiente.
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