Edito: Nous sommes quittes !

Par Paul AMOUSSOU,

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Dans les grandes démocraties dites établies, il est frappant de noter le prix qui est attaché aux impôts, à la fiscalité…Se rendre coupable de tricherie sur sa feuille d’impôt, coûte extrêmement cher au contrevenant ! Qu’il soit manant ou croyant ! Nous devons intégrer cet ordre (moral) des choses et cette discipline fiscale, sans laquelle le développement chez nous serait un vain mot.

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Faire la manche, à travers une improbable aide extérieure, pour espérer se développer, est illusoire. Encore que, c’est bon à savoir, l’aide dont nous gratifient les autres nations, est le fruit des impositions librement consenties par leurs citoyens. Et à propos desquelles leurs gouvernants sacrifient à la redevabilité. Ce n’est pas le fait du hasard si ces Etats sont développés et le restent. Au contraire des pays d’Afrique, qui n’ont pu décoller après, quasiment, cinquante années d’indépendance et…d’aide dite au développement dissipée dans la gabegie, la mauvaise gouvernance…
C’est connu, on veille à la dépense lorsque l’on est contributeur, on prend mieux soin des produits issus de la dépense en étant contributeur, à titre d’ayant cause, d’ayant droit…C’est sur cette faiblesse humaine qui ramène tout, chez l’homme, par égoïsme, à ses intérêts, à soi, qu’il faut tabler pour faire des Béninois des contribuables dignes du nom.
Faiblesse heureuse dans le cas d’espèce, à partir de laquelle on va tirer le meilleur du contribuable béninois. Et que, dans les Etats africains comme au Bénin, à l’indépendance, inqualifiable pour l’heure sans s’auto-flageller, on puisse à tout le moins parler d’autonomie financière, et disposer conséquemment des ressources pour financer les projets de développement sans devoir attendre qui que ce soit de généreux contributeur extérieur. Pour le citoyen lambda, c’est bien le prix à payer, afin d’être dans son bon droit d’exiger des comptes. Il n’y a de redevabilité, d’exigence de reddition de compte que si l’on est contributeur. Car, c’est bien connu au Bénin que c’est celui qui détient la farine qui a droit de regard sur la pâte…Et que dire de l’élu, lui qui vote la loi des finances, la loi fiscale… ? Il ne saurait se soustraire, plus que quiconque de ses impositions. Il doit être quitte avec le fisc, lui qui est rétribué grâce aux efforts faits par les contribuables! Il est, par conséquent, inadmissible qu’il ne dispose pas du bien nommé, ô Dieu sait !, quitus fiscal.

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