Éditorial de Paul Amoussou: Des dynamiques et des inconnues

Par Paul AMOUSSOU,

  Rubrique(s): Actualités |   Commentaires: Commentaires fermés sur Éditorial de Paul Amoussou: Des dynamiques et des inconnues

Editorial de Paul Amoussou du Journal La Nation

Au registre politique, l’horizon qui se rapporte à l’imminence de l’élection présidentielle au Bénin augure de dynamiques et d’inconnues. Les dynamiques sont celles impulsées par la mouvance présidentielle qui, comme toute écurie qui se respecte, a déjà bichonné son mustang pur-sang et le tient prêt à s’élancer sur l’hippodrome dédié à la course pour la présidentielle 2021.

LIRE AUSSI:  Après le quitus des formations politiques: Le chef de l’Etat s’engage à promulguer la loi interprétative

L’opposition, à travers les Fcbe, a su également former son attelage et se tient prête, décidée à franchir les obstacles du parcours. Mais il s’agit là des paradigmes mis en évidence. Reste les inconnues, les déterminants d’autres acteurs politiques qui ont eux d’autres considérations, des réclamations particulières en fonction desquelles ils abordent l’échéance électorale. Celle-ci comme celles récentes de 2019 et 2020. Sur l’échiquier politique national, on situerait ces acteurs politiques, essentiellement du parti Les Démocrates et assimilés, parmi ceux qui se veulent les durs des durs de l’opposition à l’actuel régime.

Leur procédé, pour faire obstacle au processus électoral, n’est pas nouveau : il se résume à l’expression renversement de la table, autrement dit, comme lors des élections communales et surtout législatives, ils remettent en cause l’ordre légal et même institutionnel, posant des conditions, préalables à leur participation aux joutes électorales, qui ne seraient pas inclusives sans l’observation de leurs préoccupations dont le fondement reste discutable, il faut l’avouer. D’autant plus qu’en politique, il est rare qu’une partie cède aux desiderata de l’autre.
Chose déplorable, a fini par gagner une certaine classe politique béninoise, ce virus de contestation détestable qui a cours ici et là en Afrique depuis le début des années 90, et qui consiste à renverser la table, à jeter en quelque sorte le bébé avec l’eau du bain, glissant volontairement sur la pente sinueuse de la violence. Pour des considérations partisanes, donc des intérêts particuliers, et au prétexte de défendre ‘’la démocratie’’, certains acteurs politiques sont prêts à tout, pour en découdre avec leurs rivaux politiques. Un machiavélisme politique qui n’est pas génétiquement béninois, condamnable.

LIRE AUSSI:  Incendie d’un dépôt d’essence à Parakou:Des centaines de bidons de «kpayo» partis en fumée