Éditorial de Paul Amoussou : Le big bang inversé ? 

Par Paul AMOUSSOU,

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Editorial de Paul amoussou du 05 novembre 2021Editorial de Paul amoussou du 05 novembre 2021

Mais en 26 sommets, depuis l’entrée en vigueur de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques le 21 mars 1994, on n’est toujours pas sortis de l’auberge estampillée ‘’menace climatique’’, toujours pas de solution tranchée pour combattre les effets nocifs du changement climatique. Un petit tour et ils s’en vont, et rendez-vous est pris pour le prochain sommet.
Rendez-vous auquel, une fois encore, les grands décideurs du monde vont se succéder au pupitre pour égrener leurs chapelets de vœux pieux. Ne craignons pas les mots, jusque-là ce sont des vœux pieux qui sont prononcés, car si les solutions aux problèmes sont identifiées, leur mise en application coince ! Les solutions aux problèmes qui bouleversent l’écosystème mondial butent contre les intérêts des Etats qui priorisent ces derniers au traité international qu’ils ont signé et visant à limiter l’impact de l’activité humaine sur le climat, notamment la pollution atmosphérique, les émissions de gaz à effet de serre…
En principe, l’Accord de Paris sur le climat signé en 2015 lors de la Cop 21, devrait être celui de tous les espoirs, car il porte le plan de marche de l’humanité pour éviter une catastrophe climatique. Des objectifs clés retenus, tous les signataires se sont engagés à réduire les gaz à effet de serre, stimuler la production d’énergies renouvelables, maintenir l’augmentation de la température mondiale «bien en dessous» de 2°C et viser à la limiter à 1,5°C, et engager au moins 100 milliards de dollars pour aider les pays les plus pauvres à faire face aux conséquences du changement climatique.
Pris, point par point, ces objectifs sont restés…des vœux pieux. A titre illustratif, les nations les plus pauvres, les premières à ressentir l’impact du changement climatique, espèrent toujours le ‘’financement climatique’’. Et pendant ce temps, l’élévation du niveau des mers submerge lentement les nations insulaires, les sécheresses et les vagues de chaleur entraînent des pertes de récoltes…Notre bonne vieille planète prend de l’eau de partout comme ces banquises qui fondent à vue d’œil…Il va falloir prendre des mesures, remettre les choses à l’endroit avant le big bang inversé qui va tout chambouler, mettre tout en sens inverse.
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