Éditorial de Paul AMOUSSOU : Le miroir aux alouettes

Par Paul AMOUSSOU,

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Oui, le miroir aux alouettes. Si loin, mais si tentants, ces eldorados qui se révèlent être de véritables sucres aux mouches pour certaines jeunes filles, africaines en l’occurrence y compris des Béninoises, en quête de gains faciles et de sensations fortes.
Mais qui dit sucres aux mouches, dit aussi pièges, dit attrape gogo… C’est l’envers du décor, le fond sombre de cités réputées, lumineuses, porteuses de belles promesses, mais aussi d’un certain anéantissement de l’être, qui vous happent pour peu que vous ayez quelque fragilité.

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L’affaire de scatophilie et autres pratiques sexuelles peu amènes auxquelles certaines de ces filles sont soumises, dans leurs pérégrinations, et qui défraie actuellement la chronique, a du mérite. Celui notamment d’éveiller les consciences. Au-delà du scandale, des blagues et sarcasmes qui agitent la toile actuellement, que faut-il en retenir ?
Déjà, et ne serait-ce que cela, qu’il ne faut pas céder aux miroirs aux alouettes…
Les réseaux sociaux amplifient juste un phénomène qui n’existait pas moins, sous d’autres formes, et facilitent le recrutement de ces victimes, qui hier cédaient à la tentation d’un meilleur gain comme domestiques dans lesdits eldorados mais qui déjà, comme les objets sexuels d’aujourd’hui, ne tombaient pas moins sous une forme d’esclavage bien huilé !
L’on connaissait le sort peu enviable de ces filles qui, privées de leurs titres de voyage pour une raison ou une autre, sont asservies par leurs employeurs au Proche-Orient et au Moyen-Orient ainsi que celles qui, sous la promesse d’un emploi très rémunérateur, tombent dans des réseaux de prostitution. Celles qui, sous le titre ronflant «d’influenceuses» aujourd’hui se font prendre au même piège, cèdent au même appât : le gain ! Elles croient échapper à la galère de la pauvreté, mais tombent sous l’emprise de l’enfer des déviances et perversités sexuelles. Les temps changent, mais les vices demeurent. Sous une forme ou une autre… Faites gaffe ! l

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