Éditorial de Paul Amoussou: Le pays avance, ou pas ?

Par Paul AMOUSSOU,

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Editorial de Paul Amoussou du Journal La Nation

Œuvre utile ou pas ? À mesure que le quinquennat du président Patrice Talon tend vers sa fin, la question légitimée par les promesses du candidat devenu président, à propos de ce quinquennat comme de tout autre serait, venant de tout citoyen, de savoir si le mandat a prospéré. En ce qui concerne Patrice Talon, disons que tous les Saint Thomas et tous ceux qui attendaient de voir se concrétiser le programme d’action gouvernemental, ne sont pas loin d’y croire désormais, s’ils n’y croient pas déjà, convaincus du bien-fondé de l’approche et de la démarche dans laquelle l’action du gouvernement s’inscrit. Oh, tout ne saurait être rose ! Ce qu’admet du reste Patrice Talon lui-même, avançant à l’instar de Véronique Sanson que seul celui qui n’essaye pas ne se trompe qu’une seule fois, à savoir de n’avoir pas essayé.

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Mais l’Asphaltage qui a pétrifié même les plus sceptiques, car ayant ouvert ‘’les yeux’’ aux cités urbaines du Bénin 60 ans après l’indépendance, est loin d’être l’œuvre la plus utile faite par le gouvernement de la Rupture. Cette initiative n’est que la partie émergée d’un iceberg qui révèle bien de belles surprises, des avancées considérables en sa partie immergée. Il suffit de dérouler le fil d’Ariane que constituent les Conseils des ministres pour s’en convaincre. Ce conclave gouvernemental des mercredis n’aura jamais eu autant de débauche d’énergie que ces quatre dernières années, à l’instar des ministres qui, sous la férule du président Talon, savent qu’ils n’ont pas intérêt à bâiller aux corneilles ou à se curer les ongles pendant que les affaires publiques sont en souffrance. C’est en soi une avancée !
S’inscrivent dans cette dynamique, les mesures gouvernementales, prises récemment pour rendre efficiente la gestion des communes, qu’il s’agisse de la création d’une agence ou des balises définies pour mettre un terme au bradage des réserves foncières communales. Autant de témoignages de ce que l’Exécutif actuel tient bien en vue les enjeux, les points sur lesquels agir pour faire avancer le pays. Les exemples foisonnent à ce propos. Si l’on s’en tient rien qu’à la session criminelle actuelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), à la lecture des faits mis en jugement, on ne peut ne pas saluer l’avènement d’une telle juridiction. La Criet est devenue comme une épée de Damoclès, un épouvantail très dissuasif contre les contrevenants dont cette Cour connait des infractions. Les agents de la fonction publique qui se sont laissé aller à distraire des fonds publics, l’apprennent bien à leurs dépens. Mal leur en a pris !
Mais les deniers publics avec lesquels certains cadres de la chaine de dépenses ont appris à s’amuser, ne s’en porteraient que mieux. D’autant plus que désormais, la procédure pour recruter lesdits cadres de la chaîne de dépenses, a été réformée et répond à des normes et exigences très corsées, et de nature à rendre les prévarications difficiles sinon quasi impossibles. Et c’est là une autre avancée, tout comme l’état d’esprit, en rapport au bien public, qui a fondamentalement changé. Ce n’est pas rien, dans le contexte béninois où les mauvaises habitudes sont demeurées coriaces jusqu’à ce qu’un certain Patrice Talon ne prenne le taureau par les cornes et n’engage le pays à un Nouveau départ.

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