Éditorial de Paul Amoussou: Quête d’impasse ?

Par Paul AMOUSSOU,

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Editorial de Paul Amoussou du Journal La Nation

Il y a peu, dans ces mêmes colonnes, il a été question de la dynamique et de non-dits à propos de la prochaine élection présidentielle. Les dynamiques, on les connait, elles ont trait aux formations politiques qui ont assuré leur représentation à cette élection, sous réserve du dépouillement de la Céna.

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Les non-dits n’ont pas tardé aussi à se faire jour à travers ce qui a tout l’air d’un dilatoire qui enfle au sujet du parrainage. Mais également, à propos d’une ignominieuse attaque perpétrée contre un acteur politique qui, heureusement, n’est pas à l’actif de la mort. Certes, il peut s’agir d’une coïncidence avec l’agenda électoral et que cette attaque soit un ordinaire crime crapuleux. N’empêche que cela tombe on ne peut plus au mauvais moment.

Et lorsqu’on observe les agissements et déclarations de certains acteurs politiques sur l’échiquier, il y a lieu de craindre que le Rubicon des attentats verbaux et ceux physiques ne soit franchi, car la ligne rouge entre la joute verbale inhérente au jeu politique et le choix de violence ouverte a, il y a peu, été bien franchie. Chose condamnable, qui fonde les craintes d’un remake des législatives de 2019, car manifestement les mêmes ingrédients sur fond de dilatoire tendent à se réunir. Une bêtise savamment entretenue par certains acteurs politiques sous prétexte de défendre la démocratie béninoise. Mais l’on sait que démocratie va de pair avec loi !
Aussi, lorsqu’on veut prendre part à une compétition, il va sans dire qu’il faut en accepter les conditions sans exclusive. Il ne viendrait, en effet, à l’esprit d’aucun club aujourd’hui en Europe de prétendre prendre part aux compétitions conventionnelles sans intégrer l’arbitrage assisté par vidéo, partie intégrante du jeu. D’où vient donc cette curieuse posture de certains candidats à la présidentielle de 2021 qui se refusent à souscrire à la condition du parrainage, tout en constituant le ticket présidentiel, en payant la caution de 50 millions, autant d’exigences par ailleurs issues de la réforme du système partisan ? Il y a lieu de relever un non-sens doublé d’un dilatoire qui crève les yeux !

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