Éditorial du 06 Septembre 2021 : C’est écrit

Par Paul AMOUSSOU,

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Editorial de Paul Amoussou du Journal La Nation

Alpha Condé, le président guinéen, qui vient d’être déposé par les militaires, n’est pas le premier des satrapes à passer sous la trappe qu’ils feignent de voir sous leurs pas au quotidien. Il ne sera pas le dernier. Tel on fait son lit, tel on se couche. Le scénario qui se déroule en Guinée actuellement est un bis repetita, un remake de tant d’autres tournés déjà. C’est écrit, notamment dans ‘’LES GNOUS DU POUVOIR- SONATE POUR DICTATEURS’’ dont vous avez le loisir de lire le prélude, très actuel encore, hélas.

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« Qu’est-ce qui diantre les prend ! Les chefs d’Etat et de gouvernement en Afrique semblent ne jamais tirer leçon de l’histoire ni de l’Histoire tout court d’ailleurs, ni celle d’aujourd’hui, ni celle d’avant. Tel un Rantanplan, le chien le plus bête du monde, ils foncent tête baissée dans le (même) panneau. L’un après l’autre, se succédant dans la répétition de la bêtise de vouloir, contre vents et marées, conserver le pouvoir. Tels des écervelés ! Ils s’illustrent par leur incapacité à tirer leçon du sort connu par leurs pairs, dans des situations similaires pour lesquelles ils s’obstinent, courant à leur perte, l’un après l’autre. Evidemment, on l’aura compris, sont en cause leur manie forcenée à s’agripper au pouvoir, leur entêtement à s’accrocher au pouvoir telle une teigne à la peau, leur résistance répulsive à favoriser l’alternance au pouvoir contre laquelle ils se montrent on ne peut plus irascibles. Les exemples en la matière sont légion. Dans ce rayon de l’hypermarché des indécrottables du pouvoir en Afrique, on citera volontiers Mobutu Sese Seko, Paul Biya, Téodoro Obiang Nguéma, Blaise Compaoré, Laurent Gbagbo, Robert Mugabe…Et il en restera. Tous, sans exception, ont les mêmes réactifs que les joueurs de football qui commettent des bévues aux yeux de tous, et sachant pertinemment que de chercher à s’en disculper auprès de l’arbitre ne changera rien à la sanction, essayent quand même. C’est le syndrome du gnou qui passe le gué : il n’y a pas plus obstiné que cette bête-là ! Peu importe la présence des crocodiles ou d’autres prédateurs ! Tels des forcenés, les gnous foncent à l’aveuglette, passent mordicus en dédaignant le danger qui leur pend pourtant au nez, au péril de leur vie. Instinct de bête”.

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Extrait de LES GNOUS DU POUVOIR- SONATE POUR DICTATEURS de Paul AMOUSSOU,
édité aux Editions ONIP