Éditorial du 12 juillet 2021: Sauve-qui-peut !

Par Paul AMOUSSOU,

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Terre ! Terre ! Est bien loin ce jour où ce compagnon de Christophe Colomb, du haut de la vigie de la Santa Maria, s’enthousiasmait à la vue de la terre ferme, après des mois de galère sur mer! A toute situation ses réalités, il est vrai que cet intérêt manifeste pour la terre dont il était question ne s’accommode pas de celle actuelle.

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La terre, de moins en moins sûre. Il faut bien en convenir sans devoir justifier d’une quelconque dépression ou pessimisme. Tant que le Canada, réputé pour son grand froid, se retrouve en butte à une canicule incroyable. Il est tout de même question dernièrement de plus de 45° à l’ombre ! Les pays réputés chauds sont eux aussi confrontés à des dérèglements climatiques, qui mettent sens dessus dessous la planète terre. Aussi, l’idée de prendre le large dans un sauve-qui-peut qui ne dit pas son nom, loin du plancher des vaches, a-t-elle fini par l’emporter, à ce qu’il semble.
L’excentrique milliardaire britannique Richard Branson, qui n’est pas à une lubie près, a choisi de s’envoler dans l’espace pour un tourisme peu ordinaire et fort coûteux, ce dimanche 11 juillet à bord du Vss Unity de son entreprise, Virgin Galatic. Il est vrai qu’une telle randonnée à plus de 86 kilomètres d’altitude, n’est pas à la portée de tout le monde.

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Ils sont déjà 600 clients tout de même, à la suite du milliardaire britannique, à réserver leurs billets…Heureux ceux qui peuvent s’offrir le luxe de s’éloigner de notre bonne vieille terre, grosse boule bleue grippée actuellement par un virus, qui l’a rendu, il faut l’avouer, encore plus difficile à vivre ces temps-ci. Surtout pour les adeptes de cette religion qu’on appelle ‘’ tourisme’’, ces curieux hommes et femmes qui s’évadent de leur monotonie et pesanteur sociale, en allant par monts et par vaux, et qui se trouvent bloqués par le coronavirus dans leur spontanéité à voyager.

S’envoler dans l’espace serait-il la parade ? Le billet pour accomplir un tel rêve coûte tout de même plus de 200 000 dollars. Et s’il est vrai que l’espace nous appartient, tous, vu du plancher des vaches, il ne demeure pas moins que nous ne pourrions pas tous y aller ! Mais seuls des privilégiés dont certains ont contribué à amocher la terre, la rendre moins agréable à vivre, sans s’embarrasser pour autant de distraire des ressources qui seraient utiles à réparer tous les torts qui lui sont faits.

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