Election présidentielle de 2016: Les besoins en assistance électorale de la CENA dévoilés

Par Désiré GBODOUGBE,

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Dans le cadre des préparatifs de la présidentielle de 2016, les membres de la Commission électorale natinale ont rencontré hier mardi 15 septembre une délégation de l’Organisation des Nations Unies dépêchée à Cotonou par le secrétaire général de l’organisation Ban-Ki-Moon. Cette séance d’échanges a été une occasion pour la CENA non seulement de rendre public son chronogramme, mais de présenter ses besoins en assistance électorale à la délégation sans oublier les défis qui l’attendent.

Les différentes institutions impliquées dans la préparation et l’organisation de la présidentielle de 2016 s’apprêtent à jouer leur partition. La Commission électorale nationale autonome (CENA) est déjà dans cette dynamique.

En effet, dans le cadre de l’organisation et de la tenue effective de cette élection dont le premier tour a été prévu pour le 28 février 2016, le gouvernement a sollicité l’aide des Partenaires techniques et financiers (PTF). C’est ainsi qu’une délégation de l’Organisation des Nations Unies a été dépêchée à Cotonou par son secrétaire général, Ban-Ki Moon. L’objectif de cette délégation est d’aller s’enquérir des besoins en assistance électorale des différentes institutions impliquées dans l’organisation de ladite l’élection.
Au cours d’une séance de travail à la CENA, les deux parties ont étudié ensemble le chronogramme du déroulement de l’élection présidentielle de 2016 et les besoins en assistance électorale de cette institution. L’objectif fondamental de cette demande, selon la vice-présidente de la CENA, Geneviève Boko Nadjo est de tout mettre en œuvre pour que la CENA puisse, dans les meilleurs délais, proclamer les grandes tendances pour éviter des polémiques. L’une des ambitions de la CENA, précise-t-elle, est d’aller au vote biométrique. Cela fait partie des demandes portées à la connaissance de la Mission onusienne.
La tenue à bonne date de l’élection présidentielle de 2016 et le démarrage effectif du nouveau mandat présidentiel conformément au calendrier constitutionnel sont des dates impératives à respecter par la CENA et les différentes acteurs impliqués dans l’organisation de ladite élection. Ce qui suppose que les membres de la CENA ont des défis à relever.

Les défis qui attendent la CENA

Au nombre des défis, la CENA aura, entre autres, à assurer la sensibilisation, la communication et l’éducation civique des populations au vote ; renforcer les capacités de ses cadres techniques ; et appuyer le fonctionnement de ses démembrements au niveau des arrondissements. Il s’agira aussi de consolider les acquis du plan stratégique et opérationnel, de mettre en place une plate-forme informatique élargie aux centres de vote et de disposer de matériel électoral suffisant pour prendre en compte l’accroissement du corps électoral.
Pour que ces défis soient effectivement relevés, les cadres techniques devront s’inspirer de l’expérience des organes de gestion des élections d’autres pays comme le Ghana, le Burkina Faso et le Nigeria. Ils pourront lors de leur mission dans ces pays, s’approprier la technologie du vote biométrique étant donné que c’est cela que la CENA ambitionne.
Aussi, l’institution se chargera-t-elle de faire de la fixation d’opinion sur les déterminants d’un processus électoral transparent, fiable et crédible pour garantir la paix et sauvegarder les acquis démocratiques. Ces ambitions ne peuvent être des réalités sans l’amélioration du fonctionnement des directions techniques de la CENA et du Secrétariat exécutif permanent. Le besoin d’une assistance technique obligerait la CENA à disposer d’un expert en administration, approvisionnement et finances, d’un expert en logistique et en gestion des opérateurs électorales, et d’un expert en communication, reporting et visibilité.
Dans le souci de la recherche de la transparence, la CENA souhaite déployer des unités administratives d’appui opérationnel aux chefs des arrondissements afin de suppléer les coordonnateurs d’arrondissement. Tout celà ne peut se faire sans l’identification des besoins réels en matériels électoraux afin de rationaliser la gestion du patrimoine électoral. Des tablettes biométriques doivent être acquises et mises à la disposition de chaque centre de vote pour faciliter la transmission automatisée des fichiers électroniques des feuilles de dépouillement de chaque poste de vote. Cette mission de haute portée politique nécessiterait une somme estimée à environ 3 543 830 700 FCFA.