Eliminatoires Coupe du Monde 2018: Les Ecureuils dominent les Etalons du Burkina (2-1)

Par Sabin LOUMEDJINON,

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Eliminatoires Coupe du Monde 2018: Les Ecureuils dominent les Etalons du Burkina (2-1)

Pour le compte du 2e tour des éliminatoires de la Coupe du Monde, le stade de l’Amitié de Kouhounou a accueilli dans l’après-midi d’hier jeudi 12 novembre, la rencontre entre les Ecureuils du Bénin et les Etalons du Burkina Faso. Au terme de cette confrontation, ce sont les Béninois qui ont eu le gain de la partie sur le score de 2 buts à 1.

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Les Ecureuils ont fait l’essentiel dans l’après-midi d’hier au stade de l’Amitié de Kouhounou. Ils ont battu, mais sans convaincre, les Etalons du Burkina Faso sur le score de 2 buts contre 1. C’est le capitaine Stéphane Sességnon qui ouvre la marque dans les arrêts de jeu de la première mi-temps, sur un penalty et à la 85e mn Bello Babatundé corse l’addition sur une erreur du bastion défensif des Etalons. Mais entre-temps à la 50e mn, suite à une balle perdue sur le flanc gauche par le faux ailier du jour; Mikael Poté, l’attaque burkinabé en profite pour tromper Fabien Farnolle qui jusque-là, avait été irréprochable.

Pour le reste, la rencontre a été par moments dans un seul sens. Une domination des Etalons qui, heureusement ont péché par maladresse et aussi un peu par la faute d’un portier béninois qui a été sinon excellent, du moins chanceux. Frejuce Nakoulma à la 7e mn, Pitroipa et une fois encore Nakoulma à la 22e mn puis Bertrand Kaboré auraient plié la partie, puisqu’ils avaient la situation en main, mais n’ont pas su profiter du passage à vide d’une formation des Ecureuils qui s’est beaucoup cherché à un moment donné de la partie.
Frileux, et quelques fois douteux dans les gestes, les Ecureuils ont manqué de confiance en eux-mêmes. Est-ce du fait de la présence des vedettes Pitroipa Bance, Traoré. ? En tout cas, les poulains d’Oumar Tchomogo ont offert une prestation en dessus de la moyenne. Les joueurs ayant évolué dans un registre inhabituel avec Mikael Poté, attaquant retors converti en joueur de couloir et Djiman Koukou dans un rôle plutôt défensif. Conséquence: Stéphane Sességnon s’est retrouvé sans soutien dans la distribution du jeu. Ce qui a pesé énormément sur la récupération au sein des Ecureuils.
Outre la sortie de Rudy Gestede sur blessure et remplacé par Fréderic Gounongbé à la 41e mn, il a fallu que Poté cède sa place à Jodel Dossou (55e) et que Fadel Suanon fasse son entrée en lieu et place de David Djigla (75e) pour que le jeu s’améliore sensiblement du côté des Ecureuils. Insouciants quelques fois et se moquant de la pression du public exigeant qui en voulait davantage, Jodel Dossou, Bello Babatoundé et David Kiki ont fini par mettre la pression sur la défense adverse pour tenter le tiebreak. En vain.
La sortie entretemps du capitaine Charles Kaboré pour le remplacer par Guira Adama n’aura pas changé grand’chose au jeu des Etalons qui ont joué une grande partie du jeu avec les freins en mains.
La victoire des Ecureuils hier vient mettre un terme à la série de matches nuls qu’ils ont engrangés depuis qu’ils sont dirigés par leur ancien capitaine Oumar Tchomogo. Et le destin a voulu que ce soit contre l’une des meilleures formations du continent : le Burkia Faso.

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Geste de fair-play

Tous ceux qui ont fait le déplacement du stade de l’Amitié hier, ont eu l’agréable surprise de constater un fait inhabituel. Une grande partie des travées était vide. Il s’agit principalement de l’entrée E1 qui a été hermétiquement fermée, et les gradins laissés vides express. Et pour cause une banderole portant les effigies de deux supporters rappelle que c’est sur ces lieux mêmes qu’ils ont laissé leurs vies en voulant supporter leur équipe nationale. Le fait peut paraître banal. Mais il est plein de sens. C’est un symbole du sens de responsabilité des autorités en charge du football national, en même temps que c’est un geste de gratitude vis-à-vis de ces férus du football.
Un fait qui est à saluer. Mais ce serait mieux de faire qu’il n’y ait plus jamais ces banderoles pour rappeler à nos souvenirs ces drames. Ce serait mieux.
S.L