En fin de mandat à la Haute cour de Justice: Ousmane Batoko reçoit les hommages de ses collègues

Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE,

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La Haute Cour de justice a organisé, hier mercredi 27 janvier, un déjeuner d’hommage et de témoignage en l’honneur de Ousmane Batoko, doyen des juges de la Haute cour de justice et président de la Cour suprême. C’est pour saluer et reconnaître le mérite de ce magistrat accompli en fin de mandat.

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Un juge exceptionnel, un homme d’Etat accompli, un enseignant passionné et passionnant…C’est ainsi que le personnel judiciaire de la Haute cour de justice qualifie Ousmane Batoko. « Félicitations pour une si longue et riche carrière. Merci pour la belle expertise partagée et la joyeuse ambiance ensemencée autour de vous… Vous êtes un juge original, source de lumières juridictionnelles et un juge mettant en mouvement des ressources techniques au profit de la Haute cour de justice…», témoigne Cécile Marie José de Dravo épouse Zinzindohoué, présidente de la Haute cour de justice.

A l’en croire, la présence du juge Ousmane Batoko au sein de la Haute cour de justice a fait rayonner l’institution. Et pour elle, cette cérémonie d’hommage est loin d’être à la hauteur de la qualité de l’illustre homme. « Dix ans au sein de cette institution sont non seulement un record mais aussi une première… Nous souhaitons voir votre étoile briller encore de mille feux qui illuminent les cœurs autour de vous. Vous partez, mais la richesse et la profondeur de votre œuvre restent inoubliables, ineffaçables… », note la présidente de la Haute cour de justice. Emu, le doyen des juges de la Haute cour de justice, Ousmane Batoko, est reconnaissant pour cette cérémonie organisée en son honneur. « C’est l’empreinte d’une grande dame qui, dans le silence de ses réflexions, dans la profondeur de ses projections, a pris sur elle cette belle initiative… Tous ces bons témoignages me vont droit au cœur », déclare-t-il. Puis il formule un vœu pour ses collègues : « Bonne chance à vous qui continuez le chemin. Que les boulevards inespérés s’ouvrent devant vous. Mon souhait, c’est que vous puissiez aller encore plus loin et surtout encore plus haut ».

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Un homme d’exception

Pour Razacki Issifou Amouda, vice-président de la Cour constitutionnelle et juge à la Haute cour de justice, présenter des hommages à un homme de la trempe d’ Ousmane Batoko est un exercice difficile. « Le brillant destin de l’homme s’est très tôt dessiné à travers son cursus scolaire qui l’a couronné, à mi-parcours, en tant que premier du Bénin au baccalauréat série A4 en 1970, et en fin de parcours, par l’obtention d’une thèse de Doctorat d’Etat en Droit public », fait savoir le juge Razacki Issifou Amouda. Ce parcours a fait de l’homme un administrateur civil et lui a également ouvert les portes de l’enseignement à l’université…
Le parcours politique d’Ousmane Batoko est tout aussi élogieux. Avant 1990, à peine la maîtrise obtenue, il est nommé chef de district (sous-préfet) de
Savalou. Il sera ensuite ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports (1985-1988), puis ministre de l’Information et de la Communication (1988-1990). Acteur majeur de la Conférence nationale des forces vives de la nation, son dynamisme et sa compétence vont lui valoir de grandes fonctions à l’ère du renouveau démocratique. Il a été ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme administrative (1998-2003), conseiller municipal à Parakou de 2003 à 2008. Toujours prêt à servir, Ousmane Batoko accepte sa nomination par décret du 7 février 2011, à la tête de la Cour suprême. Il est reconduit par décret du 10 mars 2016 pour un second mandat. « Aujourd’hui, au moment où vous achevez votre mandat, et surtout au regard de votre parcours, vous pouvez être rassuré que les fruits ont tenu la promesse que de belles
fleurs …», conclut le vice-président de la Cour constitutionnelle qui n’a pas manqué d’éloges pour magnifier les qualités et valeurs intrinsèques de l’homme.