Engagée dans la lutte contre la faim et la pauvreté: The Hunger Project Bénin renouvelle son accord de siège

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a décidé de faire à nouveau confiance aux actions de développement et de lutte pour l’éradication engagées, depuis des années, par l’Organisation non gouvernementale internationale The Hunger Project Bénin. Son accord de siège lui a été renouvelé, ce jeudi 20 septembre, et de nombreuses facilités lui ont été accordées par le gouvernement.

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Si le gouvernement béninois à travers le ministère des Affaires étrangères a jugé utile le renouvellement de l’accord de siège à l’Organisation non gouvernementale internationale The Hunger Poject Bénin, c’est surtout parce qu’elle s’est imposée au fil des années comme l’une des structures les plus actives aux côtés des populations, notamment les plus démunies, afin de les aider à sortir de la pauvreté.

Installée au Bénin depuis 1997, The Hunger Project a connu une période d’installation de cinq ans concrétisée par un accord de siège signé en août 2002. Depuis lors, l’organisation a mené plusieurs réalisations concrètes relevant de ses domaines d’intervention. Ces actions s’inscrivent dans la logique de sa mission qui est d’éradiquer la faim et la pauvreté par des stratégies engageant les communautés locales. Grâce à cet engagement, elle a fortement impacté le quotidien des populations, surtout dans ses zones d’intervention, en prenant en compte des domaines tels que la sécurité alimentaire et la gestion de l’environnement, la mobilisation sociale et l’éducation, la promotion du genre, la nutrition et la santé, la microfinance et l’entrepreneuriat.
«À ce jour, les interventions de The Hunger Project touchent 311.073 personnes dont 162.458 femmes », a révélé à l’issue du paraphe des documents consacrant le renouvellement d’accord de siège, Pascal Djohossou, directeur national du projet. Ces interventions couvrent dix-huit zones appelées « Epicentres ». Lesquels comptent 138 villages répartis dans 17 communes dans huit départements. « Il est capital de mentionner que la stratégie de The Hunger Project vise à conduire les communautés à l’autonomisation après une période de huit ans d’intervention », a aussi expliqué le directeur national. Et avec fierté, il annoncera ensuite que quatre parmi ces épicentres sont arrivés à l’autonomisation.
Autant d’actions qui ont fini par convaincre le gouvernement par le truchement du ministère des Affaires étrangères, à voir en cette organisation non gouvernementale, une force très engagée dans la lutte contre la pauvreté et un soutien sans faille pour la sécurité alimentaire. Heureux de ces prouesses, Hervé Djokpé, secrétaire général dudit ministère, va en citer quelques-unes, en insistant particulièrement sur la campagne de vulgarisation organisée autour du Moringa. Dans le domaine de l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes, The Hunger Project a également fait parler d’elle. A telle enseigne qu’Hervé Djokpé en vient à la conclusion qu’elle épouse les objectifs du Programme d’action du gouvernement, travaille à leur concrétisation et mérite le renouvellement de son accord. Lequel lui offre des avantages certains, notamment des exonérations douanières et fiscales pour faciliter ses actions.

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Le Bénin se révèle dans les épicentres

La finalité de The Hunger Project est «un monde où chaque femme, homme, enfant accède aux ressources et services lui permettant de mener une vie saine en toute dignité ». Les spécificités de la stratégie mise en œuvre par l’organisation consistent en la mobilisation sociale avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes, la prise en compte de la dimension sociale du développement en même temps que la promotion de l’entrepreneuriat pour assurer la durabilité et le partenariat avec les communes, les ministères sectoriels et les agences de financement tout en mettant l’accent sur une dynamique de développement piloté par les communautés, a détaillé son directeur national.
Le total de ses engagements financiers sur les dix dernières années s’élève à environ quatorze milliards de francs Cfa. Ce qui a été possible, souligne Pascal Djohossou, par la contribution de divers partenaires tels que The Hunger Project Global, l’ambassade du Royaume des Pays-Bas, le groupe des investisseurs privés néerlandais Katakle, les investisseurs privés australiens, la Coopération technique allemande… « The Hunger Project-Bénin apprécie à sa juste valeur le renouvellement de cet accord de siège qui lui accorde des avantages plus étendus … Ceci constitue une motivation supplémentaire pour poursuivre les actions engagées, tout en restant dans la droite ligne des orientations du gouvernement, pour contribuer au mieux à l’élimination permanente de la faim et de la pauvreté », laisse-t-il entendre. Pour lui, le Bénin se révèle ainsi déjà dans les épicentres et se révélera davantage.