Enseignement supérieur : La rigueur et l’éthique renforcées dans les universités

Par Joel TOKPONOU,

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Enseignement supérieurle Bénin institue un organe national de Contrôle et d’Ethique

Un organe national de contrôle et d’éthique dans l’Enseignement supérieur a été créé au terme du conseil des ministres d’hier. Son avènement donnera un nouveau visage aux universités publiques et privées en matière de respect des normes prescrites et de la morale.

Par Joël C. TOKPONOU

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Ils sont terminés les jours où l’enseignant du supérieur dispose de tous les droits sur les apprenants et définit par lui-même le contenu des apprentissages puisqu’il n’existe aucune structure sérieuse de contrôle. Désormais, l’heure du renforcement, voire de l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de l’instauration des comportements vertueux dans les universités publiques et privées a sonné. Un Organe national de contrôle et d’éthique dans l’Enseignement supérieur est mis en place à la présidence de la République pour veiller au respect de la déontologie en matière d’éducation dans les établissements et pour garantir le respect de la déontologie et l’éthique dans l’exercice de la profession d’enseignant du supérieur. Selon le décret n°2022-149 du 2 mars 2022 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Organe national de contrôle et d’éthique dans l’Enseignement supérieur, cette structure constitue une des actions prévues par le Programme d’action du gouvernement (Pag 2) pour la poursuite de la restructuration du système éducatif béninois assure l’évaluation de la qualité des enseignements. Elle contribue à l’évaluation des activités pédagogiques et scientifiques à tous les niveaux et veille à l’actualisation des curricula de formation, des techniques et méthodes d’enseignement et de formation par des missions d’expertise.
Les prérogatives du nouvel organe s’étendent aussi à la gouvernance administrative du personnel enseignant. En effet, il supervise la conception, la gestion et le contrôle du Fichier national des aspirants à l’Enseignement supérieur.

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Bien structuré

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la nouvelle structure qui s’installe comme un gendarme dans les universités dispose d’une structuration appréciable.
Relativement à sa composition, on retient qu’elle compte cinq membres dont un désigné par le président de la République parmi les personnalités de grande notoriété académique, un par le Conseil national de l’éducation parmi ses membres en dehors du bureau, un par le ministre en charge de l’Enseignement supérieur parmi les enseignants de grade « professeur titulaire », un par le ministre en charge de la Fonction publique parmi les cadres de la catégorie A1 ayant au moins 15 ans d’expérience professionnelle et le dernier par le ministre en charge de la Justice parmi les magistrats en fonction ou non et ayant au moins 15 ans d’expérience professionnelle.
Ces membres travailleront, selon l’article 9 du décret sous la coordination de la personnalité désignée par le président de la République. Ce dernier portera désormais le titre de délégué général et sera assisté d’un secrétariat administratif chargé du traitement des courriers, de la gestion du matériel et des stocks de fournitures de l’organe. «Le secrétaire administratif est nommé par arrêté du ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, parmi les agents de la catégorie A3 au moins et ayant au moins cinq années d’expérience professionnelle, ou de niveau équivalent s’il est désigné en dehors de la Fonction publique», précise le même décret.
Dans son fonctionnement, l’organe effectue un contrôle pédagogique trimestriel de chaque enseignant et transmet simultanément le rapport au ministre chargé de l’Enseignement supérieur et au Conseil national de l’Education.