Enseignement supérieur: Le glas des sections anglophones dans les universités privées

Par Joel TOKPONOU,

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Le ministre Eléonore Yayi Ladékan

Fin du désordre dans le secteur de l’enseignement supérieur privé en ce qui concerne l’ouverture des sections anglophones. Aucun des établissements privés d’enseignement supérieur exerçant au Bénin n’a reçu l’autorisation du ministère de tutelle en la matière. Pourtant, ces « universités» privées disposant des sections anglophones foisonnent à
Cotonou et autres grandes villes. Elles accueillent en majorité des citoyens nigérians qui séjournent durant trois à cinq ans sur le territoire béninois afin de suivre les cours dans diverses disciplines.
Dans un communiqué rendu public, le ministère en charge de l’Enseignement supérieur donne l’alerte. « Il est porté à la connaissance du public que les sections anglophones dans les établissements privés d’enseignement supérieur (Epes) n’ont jamais été autorisées au Bénin », renseigne le communiqué signé d’Issaka Youssao Abdou Karim, directeur général de l’Enseignement supérieur. Mieux encore, souligne l’autorité, «toute personne non francophone désireuse de poursuivre ses études supérieures au Bénin est tenue de justifier d’un niveau de B2 au moins en français ou de s’inscrire à la formation en vue de l’obtention du Certificat de langue française pour l’accès à l’enseignement supérieur (Clfaes).
Chose surprenante, avec les nouvelles dispositions règlementaires en vigueur, les Epes n’ont plus la capacité de délivrer des diplômes. Cette compétence relève exclusivement du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui organise les examens nationaux annuels pour la Licence et le Master. Ces examens se déroulant en français, les étudiants des sections anglophones n’ont aucune possibilité d’y participer.
Puis sur un ton menaçant, le directeur général de l’Enseignement supérieur fait savoir que « tout établissement coupable ferait l’objet de sanction conformément aux textes en vigueur ».
Cet appel destiné aux parents d’étudiants leur permettra certainement de redoubler de vigilance dans le choix des filières de leur progéniture?

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L’assainissement continue

L’engagement du ministère en charge de l’Enseignement supérieur à veiller en permanence au respect des normes dans les universités privées depuis 2016 est connu. Des réformes profondes sont menées et permettent de voir plus clair dans ces universités privées. Dans la dynamique de veille, le directeur général de l’Enseignement supérieur appelle au respect du cahier des charges. « Les autorisations d’ouverture de filières sont accordées aux établissements publics et privés d’enseignement supérieur conformément aux textes en vigueur. En conséquence, les responsables ou promoteurs dispensant des filières non autorisées s’exposent à des sanctions prévues par les textes. Il en est de même pour les promoteurs procédant à une extension de filière ou de site non autorisée », avertit le ministère.
Pour accompagner les étudiants et leurs parents, le guide d’orientation des bacheliers au titre de l’année académique 2021-2022 précise les filières de formation autorisées, rappelle le ministère. J.C.