Enseignement technique: Les structures privées de formation et d’insertion professionnelle en réseau

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Vue d'ensemble RESFIP

Le Réseau des structures privées de formation et d’insertion professionnelle (Resfip-Bénin) a été porté sur les fonts baptismaux, vendredi 4 juin dernier à Parakou. C’est sous l’impulsion des centres de formation professionnelle animés par l’esprit Don Bosco. Outre les membres de son bureau exécutif, l’occasion a permis de procéder également à l’élection de ceux de son comité de contrôle.

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Mieux se concerter sur les bonnes pratiques, puis les partager pour mieux travailler. Tels sont les objectifs poursuivis par les structures privées de formation et d’insertion professionnelle, en se constituant en réseau au cours de leur assemblée générale, vendredi 4 juin dernier au Cpet Don Bosco de Parakou. Venues de Cotonou, de Porto-Novo, de Parakou et d’Abomey-Calavi, elles ont concrétisé leur volonté de se mettre ensemble afin d’aider les jeunes à trouver une place dans la société, grâce à la formation technique, pour devenir des citoyens actifs et au service du développement de leur pays.
« Pendant un bon moment, nous avons déjà eu à travailler ensemble. Nous nous connaissons. Les fondements du réseau sont assez solides et lui permettent d’aller loin », a indiqué le directeur du Cpet Don Boco de Parakou, le Frère Hernan Cordero, procédant à l’ouverture des travaux. « C’est pour formaliser, puisque nous avons déjà des expériences et avions déjà capitalisé beaucoup de bonnes pratiques », a-t-il poursuivi. « Nous sommes nés avec des dents », a renchéri le président du Comité d’organisation, Mathieu Adjanou. Avec l’avènement de leur réseau, il est convaincu que beaucoup de choses peuvent être améliorées au niveau de l’enseignement technique au Bénin. « Désormais, nous pouvons être considérés et mieux écoutés comme des interlocuteurs crédibles devant le pouvoir en place et ses responsables », a-t-il indiqué.

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Mutualiser les pratiques

Selon Mathieu Adjanou, l’enseignement technique n’est pas promu comme cela se doit au Bénin. Ce qui favorise le sous-emploi qui inquiète et le chômage dont le taux est galopant. De même, les rares qui le choisissent ne sont pas assez motivés pour aller jusqu’au bout de la formation. Une autre observation, c’est qu’actuellement, la société ne leur accorde pas toute la considération qu’il faut. Ce qui fait que la qualité des travaux, lorsque les techniciens sont sollicités pour les exécuter, n’est souvent pas celle souhaitée. De même, les besoins du marché ne sont pas en adéquation avec les offres de formation dans les établissements d’enseignement technique. Il y a également la question des équipements et des accessoires utilisés au cours de la formation et qui, à cause de leur cherté, ne sont pas faciles à acquérir. La troisième chose qui n’est pas moins importante, c’est l’accompagnement vers le monde du travail. « Donc le réseau va essayer de définir des stratégies pour promouvoir non seulement l’enseignement technique, mais l’emploi des jeunes issus de ces établissements techniques. Nous avons également à faire des plaidoyers en direction de l’Etat, des partenaires sociaux afin que la question de l’autonomisation des jeunes soit réglée au niveau de l’enseignement technique », s’est-il voulu plus explicite.
D’où, insiste-t-il, la nécessité pour les centres privés de formation qui promeuvent l’enseignement technique de se mettre ensemble pour revoir l’accompagnement qu’ils assurent à leurs apprenants. Il s’agira pour eux de mutualiser leurs efforts, leurs énergies, leurs expériences et leurs pratiques afin d’attendre davantage de l’Etat.

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