Enseignements maternel et primaire: 24 instituteurs présents à l’évaluation diagnostique dans le Mono

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines,

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Evaluation des enseignants du mono-couffo

Le département du Mono n’est pas resté en marge de la reprise, samedi 28 juillet dernier, de l’évaluation diagnostique des capacités intellectuelles et professionnelles des enseignants de la maternelle et du primaire. Cependant, la composition des épreuves entrant dans le cadre de cette évaluation n’a pas connu d’affluence.

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L’évaluation diagnostique a été lancée, à 8 h 20, samedi dernier, au centre du Collège d’enseignement général 1 de Lokossa par le professeur Ezéchiel Aloba, coordonnateur national pour le Mono. C’était en salle n°1 où un seul instituteur a répondu présent à l’appel sur les trente candidats attendus. La première composition a porté sur les mathématiques. S’en sont suivies, les épreuves de français et de pédagogie appliquée. Pour tout le centre du Ceg1 Lokossa, où 17 salles de composition étaient ouvertes, c’est seulement trois candidats qui ont composé. Alors qu’ils sont 501 enseignants attendus, la foule des absents s’est regroupée dans l’enceinte de la Maison du peuple de Lokossa, située en face du centre d’évaluation. 

En général, les six centres du Mono, à raison d’un centre par commune, ont enregistré la même tendance d’absentéisme. « Les centres n’ont pas connu l’affluence des enseignants qui doivent être évalués », fait remarquer le coordonnateur national pour le Mono. « Nous avons enregistré 24 enseignants présents sur les 2446 qu’on devrait évaluer. Ce qui fait un faible taux de participation légèrement inférieure à 1 % », souligne-t-il.
Si Comé peut se targuer d’avoir fait le meilleur score en matière de participation à cette évaluation, soit 18 enseignants, dans les communes de Bopa et d’Athiémé personne n’a répondu à l’appel. A Grand-Popo, deux instituteurs ont composé. Un seul s’était présenté à Houéyogbé.
Décidée en Conseil des ministres, la reprise de l’évaluation diagnostique a donc été largement boycottée dans le département du Mono. Le boycott a été le mot d’ordre lancé par les responsables syndicaux du département, vendredi 27 juillet dernier, au cours d’une assemblée générale animée à l’école primaire publique d’Agonvè, commune de Lokossa.
Justifiant leur position, Basile Aholou, porte-parole des organisations syndicales de la maternelle et du primaire, estime que l’évaluation « est une humiliation, une chosification » qui irait à l’encontre des textes réglementaires de leur profession. S’il ne rejette pas l’offre de leur recyclage, il pense en revanche que l’évaluation telle qu’envisagée par le gouvernement n’est pas la seule voie pour identifier les besoins de renforcement de leurs capacités. Il suggère par exemple de se référer aux rapports des corps de surveillance des activités dans le secteur tels que les chefs des circonscriptions pédagogiques, les inspecteurs de l’enseignement. Sa position est partagée par des syndicalistes de l’enseignement secondaire. Le porte-parole de ces derniers, François Kpohouégbé, soupçonne des pièges dans la volonté de soumettre les enseignants à l’évaluation. Mais à tous ceux qui pensent ainsi, le professeur Ezéchiel Aloba rétorque : « Quand l’employeur, l’Etat, décide d’évaluer son employé, celui-ci ne peut pas dire non ».

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