Etude du projet de budget de l’Etat gestion 2020: Gaston Dossouhoui défend 70,9 milliards F Cfa au Maep

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

  Rubrique(s): Actualités |   Commentaires: Commentaires fermés sur Etude du projet de budget de l’Etat gestion 2020: Gaston Dossouhoui défend 70,9 milliards F Cfa au Maep


Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) aura à utiliser la somme de 70,9 milliards F Cfa en 2020. Ce budget est en hausse de 19% par rapport à celui de 2019. Le ministre Gaston Dossouhoui était face à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale ce jeudi pour défendre les grands axes et les priorités de cette allocation budgétaire.

LIRE AUSSI:  Suspension du maire d’Aplahoué de ses fonctions: Ce qui est reproché à Casimir Sossou

Il prévoit de poursuivre en 2020 le travail sur la productivité. Il s’agira de mettre à disposition les semences, de rendre accessibles les intrants spécifiques et de renforcer la capacité managériale et productive des producteurs pour que les paysannes et les paysans gagnent. Le ministre n’occulte pas les projets phares qu’il entend financer par les propres ressources avant d’attendre les ressources extérieures. Gaston Dossouhoui promet de renforcer la capacité du Fonds national de développement agricole pour exporter les produits à savoir l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments et son bras armé. « Nous avons été proactifs au cours de la campagne passée pour aller à 88,7 % de taux d’engagement et avec un peu de facilité, nous irons pratiquement à 100% de nos engagements. Nous sommes déjà à 73 % de taux d’ordonnancement et bien que plusieurs projets soient en cours, nous avons déjà franchi le seuil de 50 % voire 57 % de réalisation physique. C’est qu’il y a au moins une machine qui est bien préparée au niveau du secteur agricole », assure le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Selon lui, la présentation du projet de budget de son département ministériel a suscité beaucoup d’intérêt au niveau de tous les députés. Ils se sont tous intéressés aux challenges du secteur agricole notamment le défi de la compétitivité, celui de la qualité et celui de la transformation des produits. « Il faut que, dans les supermarchés, il y ait au moins 20 % des produits ‘’made in Bénin ». C’est ce à quoi nous aspirons. Nous mettrons un point d’honneur sur les investissements qui résistent au temps », ajoute Gaston Dossouhoui. Il dit avoir reçu des recommandations fermes des députés qui n’ont pas manqué de revenir sur la question de la transhumance pastorale. A ce sujet, le ministre menace de prendre des mesures énergiques. « Trop, c’est trop ! Nous devons nous préserver contre les fléaux que cette transhumance occasionne dans notre pays. Nous devons développer les parcelles fourragères pour la sédentarisation de notre élevage… », préconise le ministre. Pour lui, cet exercice fait annuellement n’est pas un rituel parce que les priorités changent. Car, chaque année, les circonstances aussi changent. « Les conditions particulières dans lesquelles nous votons ce budget nous amènent à souhaiter être suffisamment renforcés dans les capacités de production, dans l’amélioration de la productivité, dans la résilience par rapport aux changements climatiques et surtout le renforcement des capacités des divers acteurs dans la mise en œuvre des projets-programmes du secteur agricole qui tire beaucoup vers le haut le Produit intérieur brut (Pib). « Lorsque nous augmentons nos exportations, lorsque nous réduisons nos importations alimentaires, il va de soi que le Pib puisse augmenter », indique Gaston Dossouhoui.

LIRE AUSSI:  Décision de la Cour constitutionnelle sur le retrait du droit de grève: Le droit est dit, mais...

Trois autres ministres ont défilé hier

Les allocations budgétaires du ministère de la Santé, du ministère de l’Economie et des Finances et celles du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ont été également passées au peigne fin ce jeudi par la Commission budgétaire. On retient que le projet de budget du secteur de la santé pour l’année 2020 s’élève à 70 milliards 319 millions F Cfa contre 63 milliards 610 millions en 2019, soit une progression de 10%. Le dossier a été présenté par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin qui entend travailler davantage l’année prochaine pour l’amélioration du cadre de gouvernance du secteur de la santé par la mise en place de nouvelles agences et la concrétisation de plusieurs chantiers dont le projet de construction et de réhabilitation des infrastructures sanitaires. D’une augmentation budgétaire à une autre, le projet de budget du ministère de l’Economie et des Finances passe à 18 166 717 000 F Cfa en 2020 contre 15 516 656 000 en 2019, soit une progression de 17,08 %. Les grands axes de ce budget ont été dévoilés par le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey, représentant son collègue Romuald Wadagni en mission à l’étranger.