Evaluation d’impact dans le secteur agricole: Les résultats de recherche disséminés à l’Inrab

Par Alexis METON  A/R Atacora-Donga,

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Les résultats de recherche sur l’évaluation d’impact du conseil agricole mise en œuvre par le Projet d’appui à la production vivrière et de renforcement de la résilience dans les départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines (Papvire-Abc) ont été restitués aux parties prenantes. C’est au cours d’un atelier tenu, mardi 26 novembre, à l’Institut national de la recherche agricole du Bénin (Inrab). Cette évaluation vise à contribuer à la mise en œuvre des politiques publiques agricoles pertinentes et efficaces.

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Les parties prenantes du Projet d’appui à la production vivrière et au renforcement de la résilience dans les départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines (Papvire-Abc) ont pris connaissance des résultats de l’évaluation d’impact par les méthodes expérimentales du conseil agricole innovant sur le maïs, au cours d’un atelier organisé mardi 26 novembre. Démarrée, il y a deux ans par une équipe de quatre chercheurs, cette évaluation d’impact du projet du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) du Bénin, financé par Global agriculture and food security programme administré par la Banque mondiale et appuyé techniquement par la Banque africaine de développement (Bad), contribue à la mise en œuvre des politiques publiques pertinentes et efficaces.
Selon Assogba Hodonou, chercheur et chef d’équipe, le projet de recherche vise à évaluer par la méthode des essais aléatoires contrôlés l’impact du Projet d’appui à la production vivrière et de renforcement de la résilience dans les départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines (Papvire-Abc) au Bénin. D’un coût total de 27,131 millions de dollars Us, dont 24 millions de dollars Us du Global agriculture and food security programme (Gafsp), ce projet vise à relancer durablement la production vivrière, à travers l’amélioration de la productivité, la résilience aux changements climatiques, la réduction les inégalités de genre et l’augmentation des revenus des ménages, notamment ceux des plus vulnérables dans les communes de Karimama,
Banikoara, Gogounou, Tchaourou, N’Dali, Kalalé, Ouèssè, Bantè, Glazoué, zones d’intervention du projet. Il vise aussi à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. Les producteurs de maïs, organisés en groupes de contact de moins de vingt personnes, ont bénéficié de semences de maïs améliorées et un ensemble d’intrants tels que les engrais et les pesticides associés à un service de conseil agricole intensif. Ainsi, le rendement du maïs est passé de 1 700,14 kg par hectare sans le projet à 2 112,72 kg par hectare avec le projet, soit une amélioration de 24,3 %.
Comparé aux autres projets du portefeuille des projets actifs du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, le Papvire-Abc est novateur en ce sens que c’est le tout premier projet qui a adopté une forme de conseil agricole novatrice selon laquelle les bénéficiaires suivis par un conseiller agricole recevront tout un paquet d’accompagnements spécifiques et adaptés, composé d’intrants agricoles pour les produits vivriers, de conseils et de facilitation, garantissant l’amélioration de la productivité agricole. Il a été élaboré selon une approche largement participative et inclusive, selon le chef d’équipe du projet, le chercheur Assogba Hodonou.
Le secrétaire général adjoint du Maep, Innocent Togla, a souligné que le gouvernement a opté pour la territorialisation du développement agricole, une approche filière par le développement des chaînes de valeur. Il a conduit des études de faisabilité qui ont abouti à l’élaboration de Programmes nationaux de développement des filières (Pndf) dont celui du maïs. « La concrétisation des ambitions définies sans ce Pndf nécessite évidemment des études d’impact en amont pour s’assurer de l’efficacité et de l’efficience des différentes interventions pour promouvoir les filières agricoles », a-t-il martelé.
Selon ses explications, après dix ans d’opérationnalisation de la stratégie de mise en œuvre du Conseil agricole, des contraintes majeures inhibent les efforts des acteurs. En soulignant quelques défis à relever, le secrétaire général adjoint du Maep se réjouit que les conclusions de l’étude permettront de mieux orienter l’intervention du Papvire-Abc et d’autres projets qui s’investissent dans le conseil agricole afin d’améliorer la productivité et la production du maïs au Bénin.

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