Evènements tragiques de Ouassa-Péhunco en 2014 (24e dossier): L’affaire renvoyée à une session ultérieure

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

  Rubrique(s): Société |   Commentaires: Commentaires fermés sur Evènements tragiques de Ouassa-Péhunco en 2014 (24e dossier): L’affaire renvoyée à une session ultérieure


Le vingt-quatrième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou a été examiné, jeudi 17 août dernier. Il est relatif aux évènements tragiques survenus à Ouassa-Péhunco en octobre 2014. Malgré le non-lieu prononcé par le tribunal à l’endroit de six des huit personnes inculpées présentes à la barre, leurs noms ont été cités dans l’arrêt de renvoi assorti d’ordonnance de prise de corps. Outre le rejet du dossier à une session ultérieure à cause de quelques dysfonctionnements, la cour a également décidé de l’application de ladite ordonnance.

LIRE AUSSI:  Poursuivi pour viol (4e dossier): Roland Hounguè écope de 6 ans de travaux forcés

Bio Adam Bagoudou, Amidou Zakari, Barthélemy Sabi Yoro, Bio Moussa, Mohamed Adam, Aboubakar Imorou, Andémi Mora Issiaka et Guida Orogui étaient dans le box des accusés, jeudi 17 août dernier. Ils sont poursuivis pour pratique de charlatanisme, incendie volontaire, vol avec violence, puis coups et blessures volontaires dans l’affaire qui, courant octobre 2014, a mis à feu et à sang la commune de Ouassa-Péhunco.
D’entrée, l’avocat général Léon Pape Yèhouénou a fait observer les insuffisances que le dossier contient. Entre autres, il évoque l’absence du bulletin n° 1 du casier judiciaire et la non-réalisation de l’enquête de moralité à certains inculpés, ainsi que l’absence des témoins à l’audience. A ce niveau, c’est un seul témoin qui s’est présenté sur la trentaine convoquée. Au bénéfice de ses observations, il requiert le renvoi du dossier à une session ultérieure.
Appuyé par le collège des trois avocats de la partie civile, celui des cinq avocats de la défense demande la mise en liberté provisoire pour toutes les personnes inculpées. Cette situation a donc fait l’objet d’un long débat entre les avocats de la défense et l’avocat général. Elle entraînera même une suspension. A la reprise, la cour présidée par Edouard Ignace Gangny rend un arrêt avant dire droit. Elle ordonnera le renvoi du dossier à une session ultérieure et rejette la demande de mise en liberté de tous les accusés.
Mis sous mandat de dépôt depuis le 21 octobre 2014, deux des huit inculpés sont tout juste allés retrouver leur geôle. Les six autres qui, comme l’ancien maire de Ouassa-Péhunco, avaient bénéficié d’un non-lieu et étaient en liberté depuis plus d’un an, ont également été déposés à la maison d’arrêt. Un des inculpés qui est venu porter le gilet de la prison civile dans la salle d’audience, a dû faire appel à son jeune frère, pour lui remettre la clé de l’engin avec lequel il s’est rendu à la Cour d’appel de Parakou.
Qu’il vous souvienne qu’à l’époque, armée de gourdins et autres armes blanches, une frange de la population de Ouassa-Péhunco a réclamé l’expulsion de certaines personnes soupçonnées de pratiques de charlatanisme. La tension était vive et a vite dégénéré en affrontement. D’importants dégâts avaient été déplorés.
La cour, appelée à examiner le dossier, était présidée par Edouard Ignace Gangny. Le président avait comme assesseurs Adam Banzou et Alexis A. Mètahou. Le fauteuil du ministère public était occupé par Léon Pape Yèhouénou et le greffier, Me François Nougbodohoué. Ce sont les avocats Claude Olivier Hounyèmè, Montand Aïkpon, Wilfred Kounou, Raoul P. Houngbédji et Théodore Koutinhouin-Zanou qui ont été commis pour assurer la défense des accusés. Le collège des avocats de la partie civile était constitué par Me Nestor Ninko, Claude Tékounti et Philibert Bèhanzin?

LIRE AUSSI:  Coopération décentralisée entre le Bénin et l’Allemagne:Un changement dans la gouvernance entre ANAP et FREUNDE BENINS