Exploitation de sable et de gravier dans le Mono-Couffo: De nouvelles autorisations

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

  Rubrique(s): Société |   Commentaires: Commentaires fermés sur Exploitation de sable et de gravier dans le Mono-Couffo: De nouvelles autorisations

Exploitation de sable

Longtemps attendus, les nouveaux arrêtés d’autorisation d’exploitation artisanale de ressources minières sont devenus réalité, lundi 9 août dernier, dans les départements du Mono et du Couffo. Au total 33 arrêtés ont été remis aux exploitants de carrières tout heureux de se mettre au pas dans le nouveau contexte de réforme.

LIRE AUSSI:  Réduction de l’empreinte carbone de ses activités au Port de Cotonou:  Bénin Terminal implémente le processus de labellisation « Green terminal »

Le sous-secteur d’exploitation artisanale de ressources minières retrouve le sourire dans les départements du Mono et du Couffo. Ceci à la faveur de la remise de 33 nouveaux arrêtés d’autorisation aux exploitants des deux départements. Dans le Couffo, première étape, les arrêtés distribués sont au nombre de quatorze dont neuf pour la commune de Djakotomey, deux pour Dogbo et trois pour la commune de Klouékanmè. Les exploitants de Lalo, Toviklin et Aplahoué vont devoir attendre encore un peu, le temps que leurs dossiers aboutissent.
Par contre, le département du Mono, seconde étape, a bénéficié de dix-neuf autorisations. Un arrêté d’autorisation est allé à Comé et le reste aux communes de Lokossa et de Houéyogbé qui ont reçu, chacune, neuf. Il en ressort que les communes de Bopa, Athiémé et Grand-Popo n’ont pas réussi à décrocher le précieux sésame dans cette nouvelle vague.
Une chose est d’avoir l’arrêté d’autorisation, mais l’autre est de pouvoir se conformer aux nouvelles exigences liées aux réformes du sous-secteur d’exploitation artisanale de ressources minières. Aux bénéficiaires des nouveaux arrêtés qui ont d’ailleurs répondu tous présents à l’appel, les nouvelles exigences ont été rappelées aussi bien dans le Couffo que dans le Mono par les préfets en leur qualité de présidents des brigades mobiles de contrôle, structures départementales qui ont vu le jour pour traquer les exploitants illégaux.

LIRE AUSSI:  Actu des communes : un plan de développement de la culture pour Bohicon

Les exigences

Entre autres obligations auxquelles sont astreints les exploitants formels, le préfet du Mono, Bienvenu Milohin, met l’accent sur l’obligation de délivrer un « bon de chargement» à tout acheteur de produit de carrières et l’obligation de payer la Taxe de développement local (Tdl) et les redevances minières. Il a fait cas également de l’obligation de respecter la profondeur maximale d’exploitation ainsi que les limites du périmètre d’autorisation. Le préfet n’a pas passé sous silence l’obligation de restaurer les sites au fur et à mesure que l’exploitation évolue de même que l’obligation de réparer les voies des carrières dégradées et le respect des horaires de chargement. Aussi, les exploitants sont informés de l’obligation d’utiliser les matériels adaptés au type d’exploitation pour lequel ils sont autorisés. «L’interdiction de faire travailler les enfants sur les carrières » fait partie des obligations. A l’intention des exploitants qui voudront se servir de leur autorisation pour ouvrir plusieurs carrières à la fois, il a été rappelé qu’un arrêté d’autorisation porte seulement sur une seule carrière. En attendant la descente sur le terrain des brigades mobiles de contrôle pour s’assurer du respect des exigences ci-dessus énumérées, la remise des actes administratifs signés du ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, a été vécue comme un soulagement tant par les préfets que les maires et autres exploitants. Les premiers dossiers de cette nouvelle vague d’arrêtés ont été constitués depuis plus de sept mois. Ce qui fait dire au porte-parole des maires du Mono, Gervais Houenou-Hounkpè, que « l’attente a été longue ». Mais à l’arrivée, se félicite-t-il, les artisans qui ont reçu leurs autorisations constituent «la lumière », des exemples sur lesquels vont s’appuyer leurs confrères pour formaliser leur activité.