Exposition des œuvres « Les Veilleurs » de Christophe Sawadogo : Un hommage aux travailleurs de tous les secteurs d’activité

Par Ariel GBAGUIDI,

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Exposition des œuvres « Les Veilleurs » de Christophe Sawadogo Un hommage aux travailleurs de tous les secteurs d’activité Christophe Sawadogo (en blanc à droite) échangeant autour de ses tableaux

Des tableaux à l’acrylique sur toile et dessins à l’encre de Chine, chefs-d’œuvre de Christophe Sawadogo, sont en exposition. Une trentaine d’œuvres intitulées « Les Veilleurs » sont à découvrir par les amoureux des arts plastiques. A travers ces œuvres, l’artiste burkinabé rend hommage aux hommes et femmes qui travaillent jour et nuit pour maintenir l’ordre économique et social mais dont on parle très peu.
« Les Veilleurs parce qu’il y a des hommes et femmes qui, de par leurs activités et leur abnégation, travaillent à faire perpétuer la vie autour de nous. Pour moi, il est impératif de leur rendre hommage. C’est peut-être des gens ordinaires dans des activités de tous les jours : des miniers, des fermiers, des déménageurs… c’est monsieur tout le monde à qui je veux rendre hommage à travers ‘’Les Veilleurs’’. Ceux-là qui font vraiment vivre le monde, qui nous font rêver, qui nous font avancer mais dont on ne parle pas beaucoup, et qui comme des fourmis, abattent un travail assez impressionnant… Donc, c’est à toutes ces personnes anonymes, pleines de force et d’espoir qui travaillent parfois dans des conditions inhumaines pour faire briller notre société, que je rends hommage… », explique l’artiste.
D’où puise-t-il son inspiration pour réaliser tant de peintures d’une qualité irréprochable ? A cette question, Christophe Sawadogo répond que ses œuvres sont nées de voyages (à l’intérieur et à l’extérieur) et de rencontres. « J’ai été à Tarkwa au Ghana dans les mines. J’ai été aussi dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire. J’ai suivi les fermiers au travail et je puis vous dire qu’en travaillant sur les esquisses et en essayant de m’inspirer de la vie assez difficile mais pleine d’enseignements à travers les échanges que nous avions eus, j’ai pu puiser beaucoup dans le caractère, dans l’esprit, pour réaliser des portraits d’hommes et de femmes exposés ici… », détaille-t-il.
Trois raisons expliquent le choix de Christophe Sawadogo comme artiste plasticien à présenter en ce début d’année : la qualité de son travail appréciée de toutes parts, la thématique de cette année qui prône l’ouverture de la galerie de la Maison Rouge sur les pays de la sous-région, et enfin permettre au Burkina qui ne peut plus tellement recevoir de monde, de se déplacer pour aller vers son public, explique Céline Coyac Atindéhou, responsable de la galerie.
Analysant la thématique qu’aborde l’artiste, Céline Coyac Atindéhou pense qu’effectivement la probléma-tique du savoir travailler ensemble est plus que jamais primordiale. « Je pense que la question du vivre ensemble et du savoir travailler ensemble, aujourd’hui, est primordiale plus qu’à n’importe quelle époque… Je trouve d’autant plus fort qu’un artiste comme Christophe Sawadogo s’y intéresse et vienne nous montrer un peu plus près comment en Afrique les gens ont cette capacité de base merveilleuse, à savoir, comment s’unir pour avoir plus de force et comment ce monde moderne a peut-être un tout petit peu mis en dérive cette notion qui était pourtant bien là au départ. Et comment, aujourd’hui, elle est redevenue vitale et essentielle pour qu’on puisse lutter contre les problèmes… », affirme la responsable de la Maison Rouge.
Cette exposition très appréciée du public cosmopolite, prend fin le 23 janvier prochain.

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Qui est Christophe Sawadogo ?

Il voulait devenir médecin et être au service des autres. Cependant, Christophe Sawadogo se tourne vers les arts plastiques. De 1992 à 1997, le natif de Tikaré au Burkina Faso suit les cours en arts et de communication à l’Université de Ouagadougou. Il acquiert des compétences supplémentaires en critique d’art à l’Université de Dakar au Sénégal, en 1999, avant de se consacrer totalement à la peinture.
Christophe Sawadogo est aussi passionné de poésie et de calligraphie. Il a consacré ses premières œuvres aux dessins sur papier, à l’encre de Chine ou avec des crayons de couleurs pour créer un univers où flottent des personnages, contés ou rêvés.
En termes de parcours, l’artiste burkinabé a participé à plusieurs expositions individuelles et collectives dans de nombreux pays du monde. Au Burkina Faso, au Sénégal, au Mali, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark, en Finlande, en Norvège, en Belgique, etc. Christophe Sawadogo a marqué les esprits par la qualité de ses œuvres.