Extension du Centre de documentation de la sécurité publique: La police et la Giz satisfaites du bilan d’étape

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Le Centre de documentation de la sécurité publique (Cdsp) bénéficie de l’appui de la Giz pour son extension dont la première phase vient de prendre fin. C’est pour évaluer le système d’extension du centre qu’un atelier a été organisé, les 24 et 25 août, avec toutes les parties prenantes et en présence du ministre en charge de la Sécurité publique.

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La première phase de l’extension du Centre de documentation de la sécurité publique comble les attentes de la police et de la Giz.
L’atelier de 48 heures organisé par la Giz pour marquer la fin de cette phase d’extension a permis aux procureurs de la République, aux directeurs départementaux de la police et aux points focaux du centre d’échanger sur l’intérêt du déploiement de nouveaux terminaux.
Dénis Ogan, commissaire principal de police, directeur du centre, dans une brève présentation, a fait un point d’étape du déploiement du système d’exploitation. On note de grandes avancées dont la finalité est d’assurer une meilleure collaboration entre acteurs œuvrant pour la sécurité et la justice, la lutte contre toutes sortes d’infractions, et la criminalité, sur terre, en mer et dans les airs. A ce jour, indique-t-il, la répartition territoriale couvre tous les départements et le
Littoral s’en sort avec le plus grand nombre. Ceci, grâce à l’appui de la Coopération allemande à travers la Giz. Pour accélérer ce processus, le Cdsp a des besoins urgents qui doivent être satisfaits, a aussi plaidé son directeur.
En effet, depuis 2019, la Giz met en œuvre le Programme régional pour la création et le renforcement des structures de police. Au Bénin, le programme soutient la Police républicaine à mettre en œuvre ses plans de réformes et contribuer à la stabilité régionale et nationale. L’accent est également mis sur l’amélioration du mécanisme de plainte contre la police et les activités de relations publiques qui y sont associées afin de contribuer efficacement à la lutte contre l’inconduite policière. Le renforcement des capacités de la police judiciaire à poursuivre les crimes de manière plus professionnelle et conformément aux exigences légales est un axe d’intervention majeur dans le cadre de programme.

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Coopération au service de la sécurité

Assani Dahouénon, représentant de la directrice résidente de la Giz au Bénin, rappelle que les appuis actuels du programme vont non seulement en direction de la police judiciaire, de la police technique et scientifique mais aussi en direction du Cdsp qui a une lourde responsabilité en matière de justice pénale à rechercher les fugitifs, les auteurs d’infractions, les personnes disparues ou encore les biens volés. « La base de données criminelles du Bénin est la plus opérationnelles de la sous-région », indiquera-t-il. Le Cdsp est désormais utilisé par plus de 53 % des postes de police du pays pour saisir ou lire des informations sur des crimes ou criminels, a-t-il également noté. La coopération entre le Cdsp et le programme pour la construction et le renforcement des structures de police de la Giz a contribué à doter ledit centre de 150 terminaux, constitués chacun d’un ordinateur, d’un écran, de scanner, d’imprimante et d’onduleur. Cent vingt-trois unités ont reçu le matériel nécessaire pour la prise des empreintes et 560 agents de la Police républicaine ont suivi une formation dans l’utilisation de la base de données.
Pour Yaya Soumaïla, directeur général de la Police républicaine, cette collaboration sert bien les intérêts de la police béninoise et lui permet de lutter efficacement contre le terrorisme, les crimes transfrontaliers… Aucune stratégie de lutte ne saurait se passer de l’information, denrée précieuse pour tout service de sécurité, reconnait-il en saluant le nombre croissant de policiers formés à l’utilisation des données, le renforcement du travail d’enquête et la culture de l’information policière, devenus réalité grâce au Cdsp.
Cet atelier devant faire un bilan d’étape, Michael Derus, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin trouve « très positif » le bilan actuel. Pour un programme qui court jusqu’en 2022, plus de la moitié des terminaux a été déjà installée et cela devrait contribuer à faciliter et moderniser le travail dans le secteur sécuritaire au Bénin, souligne-t-il. L’ampleur de ce programme est impressionnante parce qu’il englobe des progrès techniques et le système de gestion des services de sécurité, relève-t-il. Ces propos seront corroborés par Alassane Séidou, ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique.
Dans le souci d’étendre et d’améliorer l’exploitation de sa base de données, le Cdsp a lancé en 2020 une opération dénommée « chasse aux données » qui consiste à la poursuite de l’extension du système aux unités de police mais également aux autres services d’application de la loi notamment la douane, les eaux, forêts et chasse et la justice, rappelle le ministre. A l‘étape actuelle, l’appui de la Coopération allemande a permis d’installer 134 nouveaux terminaux faisant passer le nombre d’unités de la Police républicaine interconnectées de 55 en 2020 à 189 au 31 juillet 2021 sur un total de 338 unités à équiper.