Extraction artisanale de sable et gravier dans le Mono: Des exploitants illégaux toujours en action

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

  Rubrique(s): Environnement |   Commentaires: Commentaires fermés sur Extraction artisanale de sable et gravier dans le Mono: Des exploitants illégaux toujours en action

Gravier_Momo

L’assainissement attendu dans le sous-secteur de l’exploitation artisanale des ressources minières telles que le sable, la latérite et le gravier n’est pas encore une réalité dans le Mono. Plusieurs mois après la mise en œuvre des réformes, des carrières clandestines continuent de fonctionner dans le département.

LIRE AUSSI:  Baccalauréat session 2018: Bon démarrage de l’examen dans le Mono

Elles sont ouvertes parfois sans aucune formalité devant donner droit à l’autorisation d’exploitation. Et ce, en dépit de la mesure de suspension de l’exploitation illégale décrétée avec la création d’une Brigade mobile de contrôle (Bmc) puis l’implication des mairies dans la supervision de l’activité et le processus d’octroi d’autorisation d’exploitation.
Ce constat désolant de la présence des contrevenants au nouvel ordre a été fait, vendredi dernier, par le préfet du département, Komlan Zinsou et ses collaborateurs ainsi que le directeur départemental de la Police républicaine et le directeur départemental en charge de l’Eau et des Mines qui ont visité quelques sites en exploitation dans des localités de Houéyogbé et Lokossa. Au terme de ce périple, la délégation a été déçue. « Le constat est toujours amer », se désole le préfet avant de confirmer que « les exploitants n’ont pas pu exhiber une autorisation d’exploitation ». Le comble, appuie l’autorité préfectorale, c’est que « certains n’ont même pas le certificat d’occupation de site que la mairie devrait leur délivrer».
Au regard de ces manquements, la délégation estime qu’il y a faille quelque part dans le dispositif devant établir, au niveau du département du Mono, le nouvel ordre souhaité. Et pour renverser la tendance, le préfet a décidé de prendre le taureau par les cornes. « Prochainement, quand nous serons sur le terrain, ce sera la répression », menace-t-il. Aussi, au niveau des acteurs de l’administration en charge du secteur, le gouvernement a-t-il décidé de donner un signal fort. La direction départementale de l’Eau et des Mines pour le Mono et le Couffo a changé de tête. Le directeur départemental, Comlan Godoui, est suspendu de ses fonctions. Il a passé service, lundi 31 mai à Lokossa, à son intérimaire Coba Léonard Corneille Oni précédemment en service à la direction générale de l’Eau.
Rappelons que pour toute la commune de Houéyogbé où «beaucoup de sites sont en exploitation », seulement cinq exploitants ont constitué les dossiers d’obtention de l’autorisation, au dire de Marius Zocli, le régisseur percepteur de la commune. Le point au niveau de Lokossa fait état de ce que deux exploitants se sont formalisés et une dizaine d’autres sont en attente de la suite à donner à leur dossier de demande d’exploitation.
Le gouvernement a décidé de réformer l’activité pour mieux gérer les nombreux effets sur l’environnement, les accidents mortels qui surviennent sur les sites et la perte des redevances devant contribuer au financement du développement aux niveaux local et national?

LIRE AUSSI:  À l’initiative du président américain: 40 chefs d’État ont pris part à un sommet virtuel sur le climat