Facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos: Le point des sept ans d’intégration régionale ouest-africaine

Par Bruno SEWADE,

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Photo de famille des participants à la validation du rapport de l’organisation du corridor

Après sept ans de mise en œuvre, le projet de facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos a fait l’objet d’un rapport qui a été présenté ce mardi 25 septembre, à Cotonou. C’est au cours d’un atelier de dissémination organisé par le Comité national de facilitation des transports et transit routiers qui a saisi l’occasion pour présenter également le dernier rapport de l’Observatoire des pratiques anormales.

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Pour impulser le développement des cinq pays du corridor Abidjan-Lagos, à savoir la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria, les gouvernants ont opté pour l’intégration régionale. Une intégration fondée sur un secteur des transports dynamique et un commerce florissant alimenté par des industries compétitives. La politique des gouvernements de ces pays et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dont ils sont membres met l’accent sur la facilitation du commerce, l’amélioration du fonctionnement du secteur des transports par l’instauration d’une saine concurrence entre moyens, modes et entreprises de transports. Cette politique met également l’accent sur l’amélioration de l’infrastructure routière. C’est cette volonté politique qui, selon le directeur général de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt), Thomas Agbéva, a donné naissance au projet régional Facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos (Pfctal).

Ce projet se veut être un outil d’intégration régionale susceptible de créer une synergie d’actions et de suivre toutes les actions en vue de la facilité du transport et du commerce sur ce corridor. Après sept années de mise en œuvre, le rapport élaboré à cet effet a été au cœur de l’atelier de dissémination qui a regroupé tous les acteurs impliqués dans ce projet.
Le rapport est un condensé des informations courantes, conjoncturelles et mesurables sur les indicateurs de performance du corridor Abidjan-Lagos dont la variation est sensible sur une courte période. Il présente les résultats des collectes de données effectuées sur les indicateurs de performance du projet de la période allant de juillet 2016 à juin 2017. Il retrace aussi l’évolution ou le comportement des indicateurs depuis août 2010 jusqu’à juin 2017.

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Performance des indicateurs

Prenant des indicateurs, comme le temps de séjour des marchandises au niveau des ports des cinq pays, le directeur général de l’Anatt, président du Comité national de facilitation, a souligné qu’il y a une amélioration. Deux des cinq ports à savoir Cotonou et Lomé ont connu une baisse alors que les ports d’Abidjan, de Tema et d’Apapa ont connu une stagnation de l’an 6 à l’an 7. Il y a donc des efforts à faire, selon le président du Comité national de facilitation, qui a instruit les différents acteurs à faire des recommandations à cet effet.
En matière de tracasseries sur les axes routiers, Thomas
Agbéva fait remarquer qu’il y a une diminution des postes de contrôle sur le corridor. Mais sur l’axe Cotonou-Sèmè Kraké, il y a encore des pratiques anormales qu’il faut dénoncer. Et, c’est ce qui d’ailleurs a fait descendre sur cet axe routier, il y a une semaine, les directeurs généraux de la Police républicaine et des Douanes.
Dans tous les cas, le directeur général de l’Anatt estime que, sur le corridor Abidjan-Lagos, des performances ont été enregistrées au niveau des différents indicateurs, même si des pratiques anormales sont encore notées. Les interventions des différents acteurs, selon lui, ont donné de la valeur ajoutée et de la croissance dans la mesure où le transport terrestre a une importance dans le calcul des agrégats économiques sur les plans national et sous-régional. C’est pourquoi il a invité les uns et les autres à travailler pour que les indicateurs connaissent plus de performance dans le cadre de la facilitation du commerce et du transport dans la sous région?