Festivités symboliques pour les 61 ans d’indépendance: Sobriété, élégance et prestance !

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Dépôt de gerbe au monument aux morts, cérémonie de prise d’armes à la présidence de la République. Tels sont les deux temps forts des manifestations officielles marquant la célébration des soixante-et-un ans d’indépendance du Bénin. Covid-19 oblige, le traditionnel défilé militaire a cédé place à une célébration modeste, mais fort belle et bien cadencée.

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La cérémonie n’aura pas duré vingt minutes, mais elle restera vive dans les esprits. Toute la beauté, l’élégance et le soin mis pour les cérémonies de dépôt de gerbe au monument aux morts, de prise d’armes à la présidence de la République feront date au titre des manifestations commémoratives de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Premier temps fort, le dépôt de gerbe au monument aux morts dans le cinquième arrondissement de la ville de Cotonou. Tout est allé comme sur des roulettes, avec la précision que les lieux ont, cette année particulièrement, fait peau neuve avec une décoration florale qui reflète bien l’ambition de la ville de se faire plus belle que jamais, chaque fois qu’elle en a l’occasion.
C’est dans cet univers tout beau, bien peint, soigné et disposé pour les besoins de la cause que le président Patrice Talon est allé honorer la patrie et ses fils et filles à travers le dépôt de gerbe. Le cérémonial n’a pas changé. Le chef de l’Etat a été accueilli à son arrivée par le maire de la ville de Cotonou, Luc Sètondji Atrokpo, avec à ses côtés le préfet du Littoral, Alain Sourou Orounla. Bref moment d’échanges, puis le chef de l’Etat se dirige, pas alertes, démarche assurée, fière allure, vers deux éléments du personnel féminin de la police républicaine, pour accomplir avec délicatesse et prestance, la cérémonie de dépôt de gerbe. Celle-ci se déroule suivant des honneurs militaires millimétrés assurés par le grand tambour de la fanfare qui exécutera à l’occasion, la sonnerie aux morts. S’en suivra l’allumage de la flamme de l’espoir. Après quoi, le président de la République retourne au palais de la Marina pour le second temps fort de la cérémonie.

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Cérémonie cadencée

La cérémonie de prise d’armes pour le compte des festivités marquant les 61 ans de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale s’est déroulée au palais de la Marina. Le cœur du pouvoir Exécutif n’a pas eu besoin de faire peau neuve pour la circonstance. Depuis que Patrice Talon y a pris ses quartiers, la transformation notoire s’est voulue de tous les jours. L’ancien palais de la Marina a cédé place à un espace d’une esthétique rare. Allées florales d’une rare beauté aux espaces diversifiés, hauts murs décorés aux matériaux locaux, bâtiments rhabillés avec goût et luxe, rien n’a résisté à la transformation dans ce palais à l’intérieur duquel le président Patrice Talon s’est introduit avec son cortège à dix heures comme retenu. Pas une seconde de plus.
Pas alertes et assurés, posture présidentielle, air grave, visage fermé mais reluisant Le chef suprême qu’il est, passe en revue huit pelotons des forces de défense et de sécurité. La police républicaine, la garde nationale, les eaux, forêts et chasse, la douane, les forces navales… Sous des airs bien rythmés, distillés par la fanfare de la police républicaine, le président Patrice Talon passe la troupe en revue avant de s’arrêter face au drapeau national pour l’exécution de l’hymne national. Un passage obligé qui, pour lui, n’est rien d’autre qu’un moment pour renouveler son serment vis-à-vis de la République. Passée cette étape, le chef de l’Etat recevra les honneurs du chef des troupes avant de poursuivre sa marche sur les deux cents mètres de tapis rouge dressé à l’occasion pour faire ses civilités aux présidents des institutions de la République. Ils étaient tous là, visages souriants derrière leurs masques de protection et ont pu deviser chacun, pendant quelques secondes, avec le président. Louis Vlavonou de l’Assemblée nationale, la vice-présidente Chabi Talata, le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou, la présidente de la Cour des comptes, le président du Conseil économique et social, ceux de la Cour suprême, de la Haute Cour de justice; le Médiateur de la République, le président du Conseil électoral… Fini le tour des présidents d’institutions, le président Patrice Talon fera aussi ses civilités aux membres de son gouvernement avant de prendre congé du parterre de personnalités venues assister à la cérémonie. Il signe ainsi la fin des festivités marquant les Soixante-et-un ans d’accession du Bénin à la souveraineté internationalen

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Encadré

Le plus de la cérémonie…

Trois petits éléments sont venus se greffer à la cérémonie de prise d’armes, dimanche 1er août à la présidence de la République et en ont rajouté à son éclat. Le premier, c’est la présence de la garde nationale au sein des troupes retenues. Créée il y a peu, cette nouvelle unité de l’armée béninoise était présente non seulement à travers son patron, le colonel Abou Issa, mais aussi à travers une force de maintien de l’ordre et une unité de forces spéciales. La garde nationale, il faut le dire, est une force spéciale d’intervention rapide, équipée et entrainée pour manœuvrer partout sur l’ensemble du territoire national. Sur la terre, dans les airs et en mer, elle est missionnée pour sauvegarder l’intégrité territoriale et la souveraineté. Elle veille sur l’autorité de l’Etat, restaure l’ordre et la discipline en cas de besoin avant de passer le relais à d’autres unités. Opérationnelle, elle l’est donc désormais.
Le deuxième élément marquant relevé, c’est la transformation du palais de la République. C’est un secret de polichinelle qu’un travail d’orfèvre a été fait sur les lieux pour leur donner du lustre, mais la métamorphose se poursuit. Ce haut lieu décisionnel allie beauté et élégance pour s’inscrire dans la droite ligne de la vague de transformation en cours dans le pays. Le cœur du pouvoir exécutif a été redessiné par des mains expertes, à l’instigation du chef de l’Etat. La nature est exaltée dans ce cadre féérique avec des allées et décors attrayants, de même que des senteurs exotiques. Peut-on passer sous silence les hauts et beaux palmiers soigneusement alignés ? En tout cas, tout le charme du pays est condensé en ce haut lieu de prise de décisions nationales. Notamment des espaces mieux dessinés et décorés, à l’instar de la salle ovale qui reçoit chaque mercredi avec ses lumières tamisées, le Conseil des ministres, ou encore la salle d’audience du président de la République avec ses décorations d’œuvres de plasticiens locaux.
Dernier élément qu’il convient aussi de relever, la ponctualité. On ne le dira jamais assez, Patrice Talon est un ‘’maniaque’’ de la ponctualité. Il ne cesse d’en donner la preuve. Et pour ceux qui peuvent en douter, il a posé son pied droit à terre, hors de son véhicule, dimanche 1er août 2021, à dix heures zéro minute, zéro seconde, alors que la cérémonie est prévue pour prendre son envol à la même heure.

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