Fête de vodoun 2021:Les grands sites déserts à Cotonou

Par Ariel GBAGUIDI,

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Pas de manifestations publiques sur le site traditionnel de Cotonou, au niveau de la plage de Jacquot, au quartier Fidjrossè, où la fête du Vodoun est commémorée avec faste chaque année. D’autres lieux de manifestations aux quartiers Agla et Vêdoko sont aussi restés déserts. Aucune manifestation publique des adeptes des cultes endogènes n’a eu lieu dans le département du Littoral pour le compte du 10 janvier 2021. La pandémie du coronavirus est la raison fondamentale de cet état de choses.

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A l’instar des manifestations publiques des fidèles catholiques, célestes et autres, la pandémie du coronavirus a eu raison des festivités officielles marquant la fête du Vodoun, ce 10 janvier. Dans le département du Littoral, aucune manifestation publique n’a été organisée, cette année, par les dignitaires et adeptes des cultes traditionnels.
La plage de Jacquot, à Fidjrossè (Cotonou), qui grouillait de monde tous les 10 janvier était déserte, hormis les pique-niqueurs qui ont pris d’assaut les lieux. Aucune trace de bâches et chaises, ni de grands mouvements de dignitaires, ou adeptes des cultes endogènes. Seules, la voix des fêtards et les musiques qu’ils distillent, parvenaient à l’oreille des passants.
Aux quartiers Agla et Vêdoko, où des réjouissances populaires et autres démonstrations des adeptes de cultes endogènes sont organisées, c’est aussi le statu quo. L’unique raison de la non-organisation de ces manifestations publiques, dans la ville de Cotonou, c’est la pandémie du Covid-19, a-t-on appris.
Cependant, des adeptes ont fêté au niveau de leurs temples, dans la sobriété totale et le respect des gestes barrières édictés par le gouvernement. C’est le cas chez Hounnongan Tchêtoula Adodo au quartier Agla, où l’on a pu voir des adeptes du culte Mami-Dan et Thron, en action, dans leurs plus beaux accoutrements.
« C’est pour respecter les consignes de notre gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus » que les dignitaires des religions endogènes n’ont pas souhaité organiser de manifestations publiques comme à l’accoutumée, explique le maître des lieux, Hounnongan Tchêtoula Adodo, président de l’Association des adeptes Mami-Dan Egblémakou du Bénin et président du Conseil national des cultes endogènes du Littoral. Mais pour que la fête ne passe pas sous silence, des consignes ont été données afin que les adeptes puissent fêter dans leurs couvents respectifs et ce, dans le strict respect des gestes barrières.

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