Filière anacarde: L’espoir d’un bon rendement cette année

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Par rapport à la prochaine campagne de commercialisation de l’anacarde dans le septentrion, les producteurs béninois ont de quoi se réjouir. L’harmattan ayant été un peu plus clément cette année, les fruits ont tenu la promesse des fleurs dans les plantations.

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Dans le septentrion, le climat a été favorable à la production de l’anacarde cette année. Comparativement à la précédente, les anacardiers ont produit assez de fruits. La prochaine campagne commerciale, à en croire certains indices, s’annonce bonne.
Les fruits ont tenu la promesse des fleurs dans les plantations.
L’amélioration du rendement de la production d’anacarde espérée, explique le doyen de la Faculté d’agronomie de l’Université de Parakou, le professeur Hermann Batamoussi, est due au type d’harmattan qui a soufflé. Cette année, fait-il observer, les anacardiers ont non seulement donné assez de fleurs, mais également beaucoup fructifié. Selon lui, c’est parce que l’harmattan a été doux. C’est-à-dire, peu chaud, calme avec peu de vent. « Lorsque le temps est trop chaud, la chaleur peut influencer la floraison et le développement des plantes », a indiqué le professeur. « Si la moyenne des températures pendant la période de formation des fleurs excède les 32 %, celle recommandée pour une bonne croissance des plantes, les antennes, les pustules et les pollens vont brûler. Il ne peut y avoir de fécondation et de fructification », poursuit-il. « S’il y a trop de vent, même s’il y a eu floraison, une grande partie des fleurs va tomber », renseigne-t-il un peu plus loin. Selon lui, ces deux phénomènes n’ayant pas existé cette année, les anacardiers ont bien fleuri, puis fructifié.
Par rapport à la production d’anacarde passée, celle de cette année connaîtra donc une hausse sur le plan national. En principe, cette nouvelle devrait réjouir les différents acteurs de la filière, notamment les producteurs ou propriétaires des plantations.

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Laisser mûrir les noix

Mais encore faudrait-il que cette augmentation du rendement attendue ne fasse pas baisser le prix de cession au kilogramme de la noix d’anacarde sur le marché, au cours de la campagne de commercialisation.
« Il faut que le produit soit d’abord disponible en quantité, avant que les acheteurs, les exportateurs et les transformateurs ne se présentent », confie le président de la Fédération nationale des acheteurs des produits agricoles et tropicaux du Bénin (Fenapat), Ibrahim Boukary. Selon lui, tout dépendra de la demande sur le marché. « Si la demande est forte, les prix vont monter. Il y a de nouvelles usines qui sont en train d’être installées. Dans ces conditions, je pense que les prix ne vont pas chuter comme ce fut le cas l’année dernière », insiste le président.
Toutefois, il appelle les uns et les autres à laisser les noix mûrir sur les arbres, au lieu de les cueillir. Tout en lançant des mises en garde contre les cas de vol dans les plantations, il prévient que la campagne n’a pas encore été lancée ». Préoccupé par la qualité des produits, son avertissement s’adresse surtout aux acheteurs dont la présence sur le terrain pousse, selon lui, les enfants à se mettre en première ligne pour aller voler les noix d’anacarde dans les champs. « S’il y a la qualité, les prix seront également bons », rassure Ibrahim Boukary.
S’agissant du vol des noix d’anacarde dans les plantations, l’Association des chasseurs à la battue de Parakou maintient son interdiction. La chasse battant actuellement son plein, elle l’a rappelé à ses membres. Le maire de N’Dali, Daouda Saka Méré, a aussi pris une mesure dans ce sens.

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