Filières lait et viande à Tchaourou: Les investissements consentis peinent à porter leurs fruits

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Les membres du comité de pilotage du Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav) ont visité, ce mardi 19 décembre, le poste de collecte de lait le magasin de Gah-Egoh, ainsi que la mini-laiterie et le poste d’abattage de Tchaourou. Malheureusement, les investissements consentis peinent à porter leurs fruits.

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Le problème de la diversification agricole au Bénin préoccupe le gouvernement engagé dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. En témoigne l’importance qu’il accorde au développement des filières lait et viande à travers le Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav). L’objectif est d’accroître leur production et leur efficacité, en délivrant des produits de qualité et en augmentant le revenu de leurs acteurs. Il s’agit d’améliorer les systèmes de production et la compétitivité du lait et de la viande. En dépit des investissements effectués, le constat effectué sur le terrain par les membres du comité de pilotage du projet, ce mardi 19 décembre à Tchaourou, est loin d’être encourageant.
A Gah-Egoh, un village de la commune de Tchaourou où les membres du comité ont visité un poste de collecte de lait, des questions essentielles restent encore à régler. Il en est de même au magasin d’aliments de bétail et à la mini-laiterie de Tchaourou, où ils étaient également. Outre la pénurie accentuée par le problème lié au conditionnement du lait, lors de son acheminement vers le poste de collecte par les éleveurs, c’est toute l’organisation qui doit être revue. Ce poste n’arrive également pas à collecter à temps le lait, puis les à acheminer dans de bonnes conditions vers les mini-laiteries. Unanimement, les membres du comité et le président de l’Association nationale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants (Anoper), Alfa Tidjani Aboubakar, l’ont reconnu. Il va falloir procéder à la sensibilisation des éleveurs, préconisent-ils.
Le projet, selon son coordonnateur Emile Toïgbé, a construit au total quatre mini-laiteries. Celle de Gogounou, la toute première et la plus moderne dont le Bénin dispose, vient d’être réhabilitée. Par rapport aux postes de collecte, le coordonnateur a indiqué qu’ils ont en principe été installés afin de permettre aux éleveurs de ne plus avoir eux-mêmes à acheminer le lait jusqu’à la mini-laiterie. Ils doivent le confier au poste de collecte le plus proche de leurs localités chargé de vérifier si le produit a tourné ou a été mouillé. Tenant compte des dysfonctionnements constatés, il a expliqué que l’expérience est à ses débuts. Il craint de voir la mini-laiterie être mise en affermage, faute d’une politique efficiente et stratégique de recherche de marchés pour pouvoir écouler ses produits.
En dehors du magasin d’aliments de bétail de Tchaourou, il en existe huit autres, a indiqué Emile Toïgbé. C’est pour constituer des stocks d’aliments destinés au bétail, qu’ils ont été construits. Mais les conditions de conservation de ces produits qui ne sont que des compléments alimentaires laissent à désirer. Par manque d’aération, ils sont en train de se détériorer. D’ici quelques jours, d’autres seront périmés. Aussi, envisage-t-on de les brader pour éviter de les brûler.
A la ferme de l’Okpara où il s’est rendu dans l’après-midi, le comité a visité le Centre d’insémination artificielle. Le projet y a investi près de 421 millions de francs Cfa en équipements.
Ce sont les postes d’abattage d’Ina, la mini-laiterie de Bembèrèkè, le poste de collecte de lait et les couloirs de passage à Gamia, ainsi que la retenue d’eau de Soukarou qui accueillent ce jour, mercredi 20 décembre, la délégation. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre d’une mission de suivi des réalisations du projet Pafilav entamée lundi 18 décembre dernier?

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