Fin de la crise dans le monde scolaire: Imbroglio dans le Borgou et l’Alibori

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Dans le Borgou et l’Alibori, la reprise des classes annoncée dans les établissements scolaires publics pour ce jeudi 26 avril, au retour des congés de Pâques, par le Front d’action des syndicats de l’éducation au niveau des différents ordres d’enseignement, a été mi-figue mi-raisin. En témoigne la confusion qui règne sur le terrain.

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Le mot d’ordre de suspension du mouvement de grève lancé par le Front d’action des syndicats de l’éducation est sujet de confusion dans le Borgou et l’Alibori. En témoigne l’ambiance qui a prévalu, ce jeudi 26 avril, dans les établissements scolaires publics de ces départements. La reprise des classes, est timide par endroits, non effective dans d’autres établissements.

En effet, à Parakou, les Ceg Tourou, Titirou, Guéma, Zongo, Hubert Maga, Albarika et Lycée Mathieu Bouké, ainsi que les Epp Dépôt, Kpébié et Wokodorou ont, au retour des congés de Pâques, accueilli plus d’apprenants. Dans la plupart de ces établissements où quelques enseignants vacataires ont effectué le déplacement, peu étaient les apprenants qui se sont retrouvés en situation de classe. Livrés à eux-mêmes, les moins chanceux n’avaient plus d’autre choix que de déambuler dans les rues, avant de regagner leurs domiciles.
Pendant ce temps, les rares enseignants titulaires venus faire acte de présence avaient du mal à dissimuler leur état d’âme. Ils s’étaient attroupés par petits groupes dans la cour de leurs établissements. Pour la plupart déboussolés par la décision de suspension contestée par d’autres syndicats, ils ne savent pas la conduite à tenir.
Tous rallieront l’Epp Ocbn, par la suite. C’est pour une Assemblée générale extraordinaire des enseignants du Borgou au cours de laquelle ils ont décidé de la poursuite de la grève de 96 heures.
Désormais, c’est un comité départemental des enseignants en lutte qui est chargé de gérer la suite du mouvement. Ayant pour porte-parole Jacques Wêtohossou, il a été mis en place, après la démission des porte-parole du front dans le Borgou, Cyriaque Bocovo, au niveau de l’enseignement primaire et Maurice Fadégnon, de l’enseignement secondaire.
Au Ceg 2 de Kandi dans le Borgou, le constat était le même. Comme l’a confié son directeur, Mamadou Bagnan, la reprise n’a pas été effective. Très tôt, ce sont les apprenants dont la présence était estimée entre 35 et 40 %, qui ont vidé les lieux. « Sur un total de 18 vacataires attendus, il n’y en avait que 2 dont l’un qui n’avait même pas pu retrouver ses élèves », a indiqué le directeur pour expliquer la situation dans son établissement.
Par ailleurs, à la faveur d’une rencontre de sensibilisation sur les différentes réformes engagées par le gouvernement qu’il a eue avec les populations de Parakou, ce jeudi 26 avril, à la salle de conférences de l’hôtel de ville, le ministre de la Justice, Joseph Djogbénou, n’a pas occulté le problème de la grève dans le secteur de l’enseignement. Tout en réaffirmant la disponibilité du gouvernement à poursuivre les négociations, il a rassuré de sa volonté à sauver l’année scolaire.

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