Fin de la première session ordinaire du Ces au titre de 2017: Tabé Gbian contre la suppression de l’institution

Par Eric TCHOGBO,

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 La première session ordinaire du Conseil économique et social (Ces) pour l’année 2017 a pris fin ce jeudi 23 mars. Au cours de cette session qui a duré deux jours, les conseillers ont eu à débattre de plusieurs points dont la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 et la suppression de l’institution dans le nouveau projet de loi transmis à l’Assemblée nationale.

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La question de l’utilité du Conseil économique et social (Ces) est de nos jours une problématique dépassée et le Gouvernement n’a pas besoin de prendre l’initiative de sa suppression dans le contexte actuel de son regain de vitalité et de visibilité aux plans national et international. Tel est l’avis du président du Ces, Augustin Tabé Gbian, au terme des quarante-huit heures d’échanges dans le cadre de la première session ordinaire de l’institution au titre de l’année 2017.

Il a rappelé que le développement de notre pays nécessite la contribution de toutes les catégories sociales et de toutes les composantes socioprofessionnelles. Car selon lui, au plan africain, l’un des pays qui s’illustre de nos jours par son émergence économique indéniable et son leadership politique affiché est le Royaume du Maroc. Et il dispose dans son architecture institutionnelle d’un Conseil économique, social et environnemental (Cese) qui, à travers l’organisation réussie de la Cop 22 tenue récemment à Marrakech, a montré l’importance de cet organe dans une approche de gestion concertée du développement, soutient Tabé Gbian.
En rappelant que le Cese du Maroc a été le bras scientifique de l’organisation de ce sommet mondial sur le climat, organisation à laquelle le Ces du Bénin avait été intimement associé dès le départ, Augustin Tabé Gbian a toutefois, réitéré son engagement à se battre pour que l’institution participe au mieux au développement de notre pays.
Outre la suppression du Ces dans le projet de loi portant révision de la Constitution, plusieurs autres dossiers importants ont été abordés au cours de la session. Les résultats des travaux en commissions présentés en plénière ont porté notamment sur les enjeux de l’économie numérique en termes d’emploi des jeunes au Bénin, les impacts de la pollution des cours d’eau sur la biodiversité et la santé humaine, l’accès des personnes en situation de handicap au monde du travail.

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Signature d’accord

Le président du Conseil économique et social a reçu hier à son cabinet, une délégation du groupe béninois d’économie sociale et solidaire. Conduite par Patrice Lovesse, président de l’Ong Cbdiba, la délégation a procédé à la signature d’un contrat de coopération qui lie l’Ong Cbdiba, ledit groupe et le Ces.
Le parrainage du président Augustin Tabé Gbian dans l’effectivité d’un tel contrat est d’une importance capitale, a souligné Patrice Lovesse, au sortir de l’audience. « C’est une première, ce type de contrat pour les relations à l’avenir, car il est prévu la mise en œuvre de plusieurs activités et projets ayant rapport avec le social et nous sommes heureux de bénéficier déjà, du soutien du président pour l’initiative », a-t-il laissé entendre.