Fonds de soutien aux initiatives de redevabilité : 402,8 millions F Cfa remis à 21 Osc

Par Claude Urbain PLAGBETO,

  Rubrique(s): Société |   Commentaires: Commentaires fermés sur Fonds de soutien aux initiatives de redevabilité : 402,8 millions F Cfa remis à 21 Osc

Photo-des-autorites-et-des-laureats Fonds_de_soutien_aux_initiatives_de_redevabilité

Le Comité d’orientation et de suivi du Programme Redevabilité phase 2 a tenu, ce jeudi 9 décembre à Cotonou, sa première session ordinaire. En marge de la séance, les Osc bénéficiaires du Fonds de soutien aux initiatives de redevabilité ont reçu leurs chèques pour lancer les activités prévues.

LIRE AUSSI:  Suivi et contrôle des apprenants à l’école:Le TIC scolaire pour accompagner désormais les parents

Vingt-et-un dossiers pour un montant total de 402,8 millions F Cfa, sont retenus au terme des différentes étapes de sélection, pour bénéficier du Fonds de soutien aux initiatives de redevabilité (Fosir) mis en place dans le cadre de la phase 2 du Programme Redevabilité. Les organisations de la société civile (Osc), porteuses des projets, ont reçu, ce jeudi à Cotonou, les chèques pour lancer les activités prévues. C’était en marge de la première session ordinaire du Comité d’orientation et de suivi (Cos) du programme, qui a passé en revue les premiers résultats obtenus.
Au total, 43 propositions ont été admises à soumettre une demande complète de projets sur 164 notes succinctes de projets reçues et passées au peigne fin suite à l’appel à propositions qui a connu son épilogue en novembre dernier. Les projets financés couvrent 27 communes dans 11 des 12 départements du Bénin.
Le budget total du Fosir pour cette deuxième phase du programme est de 1,8 million de francs suisses (Chf) soit 1,08 milliard F Cfa, structuré autour de trois guichets. Un deuxième appel à projets sera lancé en février 2022 et les contrats signés avec les bénéficiaires en juin, annonce Björn Schranz, chef suppléant de la Coopération internationale de Suisse au Bénin.
Le programme Redevabilité 2020-2024 est un programme multi-acteurs qui vise à contribuer à la systématisation de la demande et de l’offre de redevabilité et à l’efficacité des institutions de régulation et de contrôle dans le but d’améliorer la qualité des services essentiels aux populations. La première année de la mise en œuvre de la phase 2 a permis de contractualiser avec différents acteurs œuvrant en faveur du renforcement de la reddition de comptes au Bénin. Les actions mises en œuvre s’inscrivent pleinement dans la continuité de la phase 1 du programme, à en croire M. Schranz. « Elles permettent l’éveil de conscience civique amorcé dans les territoires, et de favoriser l’émergence d’une dynamique interpellatrice des Osc », apprécie-t-il.

LIRE AUSSI:  Suivi et contrôle des apprenants à l’école:Le TIC scolaire pour accompagner désormais les parents

Maintenir le cap

« Les efforts (…) doivent être poursuivis encore plus ardemment, exhorte Björn Schranz, afin d’atteindre l’ambitieux objectif du renforcement d’une conscience sociale accrue de citoyens et de citoyennes sur leurs droits et devoirs ». Il insiste sur la « gestion saine et transparente » des ressources mises à disposition.
La session du Cos tenue hier a permis de discuter des propositions faites par l’opérateur Gfa Consulting Group qui assure l’appui technique à la mise en œuvre du programme en partenariat avec la Fédération des radios communautaires et assimilées du Bénin (Fercab), l’Inspection générale des services judiciaires (Igsj), Care International Bénin-Togo, la Plateforme électorale des Osc (Peosc).
Marquant le lancement des activités du comité créé par arrêté ministériel 109/MJL/DC/SGM/DPP/SA/081SGG21 en date du 11 octobre 2021 et chargé de veiller à la planification adéquate et à la mise en œuvre efficiente du programme, la session a également permis aux participants de s’informer sur les activités prévues pour l’année prochaine. La prochaine session du Cos qui se tiendra en juin 2022, devra présenter l’architecture définitive du programme avec ses acteurs étatiques et non-étatiques, informe Jacques Richard Codjo, secrétaire général adjoint du ministère de la Justice et de la Législation.
En attendant, le représentant du ministre invite les porteurs des projets à mener à bien les activités et ce, en toute responsabilité, pour atteindre les objectifs et à instaurer en leur sein et à l’égard des parties prenantes des mécanismes de contrôle et de reddition de comptes.