Formation de l’Uncdf à l’endroit des Imf et acteurs de la téléphonie: La finance digitale pour l’accès des plus démunis aux crédits

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Le Fonds d’équipement des Nations Unies (Uncdf) a initié, ce mardi 14 novembre, un atelier de formation sur le crédit digital à l’endroit des acteurs de l’écosystème financier et des réseaux de téléphonie mobile. L’Uncdf compte ainsi les outiller pour l’avènement sans anicroche des services financiers digitaux de deuxième génération pour aider les populations vulnérables à mieux affronter la pauvreté.

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Au Bénin, seulement 15 % de la population adulte utilise activement (une fois au moins tous les trois mois) des services financiers digitaux. Ce taux doit passer à 30 % au moins d’ici 2019, de l’analyse de Sabine Mensah, spécialiste régionale de la finance digitale. La représentation au Bénin du Fonds d’équipement des Nations Unies (Uncdf) s’y engage en tout cas et c’est dans cette dynamique qu’elle a organisé, ce mardi 14 novembre, un atelier au profit des opérateurs de téléphonie mobile, des fournisseurs de service, des responsables d’institutions de microfinance, des banques et toutes parties prenantes intervenant dans l’offre financière digitale.
Le Bénin est l’un des huit pays où l’Uncdf met en œuvre son programme Mobile money for the poor (Mm4p), soutenant les banques, les opérateurs et les organismes de réglementation des réseaux mobiles et coopérant avec eux pour les aider à atteindre les millions de clients actuellement exclus du système bancaire. Pour Sabine Mensah, l’atelier permettra d’échanger avec les parties prenantes sur les innovations du monde du service financier digital notamment l’utilisation du téléphone mobile pour avoir accès à des crédits.
Le faible taux d’utilisation des services financiers digitaux par les populations béninois devrait trouver un début de solution au terme de cet atelier, selon ses organisateurs. Mieux, la rencontre se propose d’outiller les participants pour les plonger dans les défis, gains et innovations à utiliser de tels services. Si eux, ils peuvent beaucoup y gagner, c’est surtout l’impact sur les populations que vise l’organisme onusien qui souhaite voir tous les utilisateurs de téléphonie mobile, notamment les plus démunis, jouir de services financiers innovants grâce à leurs appareils. «L’usage de la téléphonie mobile n’est plus à démontrer. C’est à la portée de tout le monde, et sur ce téléphone on peut apporter beaucoup de services financiers aux utilisateurs. Les structures de microfinance qui, par le passé, ont œuvré pour renforcer la proximité en engageant plus de charges peuvent diminuer leurs charges en permettant aux usagers qui ont des téléphones d’accéder aux services financiers. C’est une très bonne chose que le crédit et l’épargne soient mobiles et que le client ne soit pas obligé de se déplacer pour connaître sa situation », apprécie Ignace Dovi du Consortium Alafia, participant à l’atelier. Avoir du crédit, acheter, rembourser, avoir accès aux services financiers 24 heures sur 24 grâce aux téléphones, cela est possible, souligne-t-il, vantant tout le bien que peut tirer la microfinance de tels services.

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Faire émerger le crédit digital

« Le crédit digital n’a pas encore émergé en Afrique de l’Ouest. Nous attendons qu’au sortir de l’atelier, les participants comprennent les tenants et les aboutissants du crédit digital, et ce qu’il faut faire pour faire émerger ce genre de service », fait observer Sabine Mensah, la spécialiste régionale de la finance digitale. L’Uncdf est d’ailleurs prêt à mettre la main à la pâte, en accompagnant et en appuyant les structures qui se jetteraient à l’eau et voudrait de ce fait, que de nombreux partenariats se nouent entre les acteurs de la finance digitale du Bénin. Cela, pour inclure une plus grande masse des populations à faible revenu et leur donner accès à des services de financements pour améliorer leur quotidien. Jamelito Akogbéto de l’Uncdf cite pour sa part, quelques actions entreprises en direction des acteurs au Bénin. Depuis deux ans, note-t-il, « Nous appuyons les acteurs de l’écosystème de la finance digitale. Nous avons renforcé leurs capacités dans divers domaines. Il est important d’innover et de lancer les services digitaux de deuxième génération ». 2018, c’est le cap que vise cet autre acteur afin que la tendance puisse être inversée au Bénin. Autrement, que les acteurs soient assez outillés, mais aussi que les services financiers (de deuxième génération surtout) soit à la disposition de la population.
Pour rappel, l’Uncdf est actif au Bénin depuis 1981. Ces trente dernières années, il a mené des projets de renforcement du processus de décentralisation, de consolidation des capacités nationales en vue de soutenir le développement économique local, et d’amélioration de la sécurité alimentaire. Aujourd’hui, il propose des modèles de financement permettant de débloquer des fonds publics et privés, en particulier au niveau national, afin de réduire la pauvreté et d’encourager le développement économique local?