Formation des adjoints aux maires à Dassa : dynamiser les collectivités territoriales

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines,

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Les participants à la formation des adjoints aux maires à Dassa

Une vingtaine d’élus locaux prennent part, depuis hier mardi 28 septembre à Dassa-Zoumè, à la formation des adjoints aux maires de la 4e mandature du processus de décentralisation du Bénin. Il s’agit d’une formation de trois jours qui s’inscrit dans le cadre des réformes annoncées récemment au profit des mairies. Une formation ouverte par Raphaël Akotègnon, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale.

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Assurée par le Centre de formation pour l’administration locale (Cefal), la formation se déroule simultanément sur six sites à savoir Kétou, Lokossa, Bohicon, Dassa-Zoumé, Parakou et Natitingou. C’est autour de deux thématiques que sont les « Techniques de mise en œuvre et de suivi du Plan de développement communal » et « Stratégies de mobilisation des ressources locales non fiscales». Elle a pour objectif de faire acquérir aux adjoints aux maires les fondamentaux nécessaires à la planification et au suivi des actions devant promouvoir le développement local mais aussi permettre de rechercher et de mobiliser les ressources endogènes pour leur financement.
Christian Kouthon, directeur du Cefal, s’est réjoui de la nouvelle vision de la gouvernance locale portant sur les nouvelles orientations que l’Etat béninois entend donner au processus de décentralisation au Bénin. Il assure que le Cefal compte jouer pleinement sa partition dans la mise en œuvre des différentes actions pour booster les performances des autorités et des administrations communales.
Raphaël Akotègnon souligne que la décentralisation de l’administration territoriale instituée vise l’instauration et la promotion de la démocratie à la base en vue d’amorcer un développement adapté aux besoins réels des populations par des autorités de proximité élues. Malheureusement, déplore-t-il, après environ deux décennies de mise en œuvre de la décentralisation, les résultats escomptés sont loin d’être atteints en dépit des efforts consentis par les gouvernements successifs.

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Une contre-performance de la gouvernance actuelle

Le diagnostic a révélé une contre-performance de la gouvernance actuelle des communes. Celle-ci est due à plusieurs facteurs structurels avec pour corollaires des dysfonctionnements importants dans la gestion des administrations communales. Au cours des différentes mandatures, de nombreux cas de mal gouvernance ont été enregistrés au niveau des communes. A titre d’exemples, il a mentionné la non mise en œuvre d’une gouvernance locale viable, participative et concertée, l’insuffisance d’appropriation des outils indispensables pour assurer au mieux la mission de représentation de la population à la base et des difficultés dans la planification et la conduite des actions de développement par les élus locaux. Il a retenu aussi une gestion peu orthodoxe des ressources mises à la disposition des communes dans le cadre de la promotion du développement local, la non maîtrise par les élus des procédures de passation des marchés publics communaux, ainsi que la gestion peu transparente des affaires domaniales.
Face à ce constat fort déplorable, justifie le ministre Raphaël Akotègnon, il apparaît plus que jamais judicieux aux autorités gouvernementales d’intensifier le renforcement des capacités aussi bien techniques que managériales des nouvelles autorités communales dans leurs domaines de compétences. Alors, précise-t-il, pour pouvoir maximiser les chances de succès de la décentralisation et lui permettre de faire face avec plus d’efficacité et de bonheur aux besoins existentiels des populations des villes et des campagnes, le gouvernement a décidé de miser sur le renforcement des capacités du capital humain chargé de gérer et d’animer les collectivités territoriales décentralisées.

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