Fort portugais : une marque indélébile de la traite négrière

Par Ariel GBAGUIDI,

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Fort portugais de Ouidah, Une marque indélébile de la traite négrière

C’est connu de tous ! Le Fort portugais de Ouidah est l’un des vestiges les plus en vue au Bénin et sur le continent noir s’agissant de la traite négrière. L’histoire douloureuse de l’esclavage renseigne que ce fort a été construit en 1721 par le capitaine de vaisseau Joseph de Torres, originaire du Brésil. A l’époque, le fort portait le nom de São-João-Batista-de-Ajuda.

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Au cours de la traite transatlantique, le joyau a servi d’administration coloniale pour les Portugais. Il fut une étape importante de la traite négrière qui s’est déroulée sur les côtes du Golfe de Guinée.
De 1721 à 1759, le Fort portugais était constitué d’un corps de garde, d’une église, d’une poudrière, de la maison des officiers, d’une armurerie, d’une captiverie et d’une citerne pour servir aux fins militaires qui lui étaient conférées. En 1865, la caserne, la maison du gouverneur et un cimetière furent intégrés au site.
Contrôlé par les Portugais, le fort permettait à ceux-ci de maintenir leurs relations diplomatiques et commerciales avec le pouvoir local du Danxomè. Sa fonction évoluait au gré des changements sur les plans social, religieux et commercial.
Après la proclamation de l’indépendance, la République du Dahomey invite les étrangers à libérer des territoires sous leur tutelle. C’est ainsi que dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1961, les administrateurs portugais ont mis le feu au fort avant de plier bagages. Ils ont ainsi détruit l’intégralité des documents qui renseignent sur leurs activités. Le 13 novembre 1964, le gouvernement du Bénin par le décret n°266/Pc-Menc classe le Fort portugais dans le patrimoine historique national. Il entame la reconstruction du site, qui prendra fin le 6 novembre 1967.
Avant la réhabilitation effectuée par le régime de la Rupture, deux autres travaux de restauration ont été réalisés. La première a eu lieu de 1984 à 1986 grâce à la coopération française. La seconde fut l’œuvre de la fondation portugaise Calouste Gulbenkian, de 1988 à 1990.

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